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Chapelle des Pénitents Blancs du Puy En Velay au Puy-en-Velay en Haute-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle

Chapelle des Pénitents Blancs du Puy En Velay

  • Chapelle des Pénitents Blancs
  • 43000 Le Puy-en-Velay
Chapelle des Pénitents Blancs du Puy En Velay
Chapelle des Pénitents Blancs du Puy En Velay
Chapelle des Pénitents Blancs du Puy En Velay
Chapelle des Pénitents Blancs du Puy En Velay
Chapelle des Pénitents Blancs du Puy En Velay
Crédit photo : Pat343434 - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat
43000 Le Puy En Velay, Chapelle des Pénitents Blancs

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1584
Fondation de la confrérie
1676-1679
Plafond et portail
1713-1727
Lambris et tableaux
1780
Ajout des arcades
1789
Dissolution révolutionnaire
2 octobre 1989
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle des Pénitents Blancs (cad. AC 41) : classement par arrêté du 2 octobre 1989

Personnages clés

François - Peintre Auteur des caissons peints (1676-1679).
Servant - Peintre Collaborateur de François pour les caissons.
Claude Crouzet - Ébéniste/menuisier Réalisa le portail en 1679.
Staron - Peintre Auteur des tableaux du lambris (1713-1727).
Maurice-Gérard Buffet - Peintre Collabora aux tableaux du lambris.
Dominique Kaeppelin - Sculpteur Auteur d’une *Mise au tombeau* dans l’oratoire.

Origine et histoire de la Chapelle des Pénitents blancs

La chapelle des Pénitents Blancs du Puy-en-Velay trouve son origine en 1584, date de la fondation de la confrérie du même nom. Installée dans l’ancien hôtel d’Allègre, elle fut transformée en lieu de culte et subît plusieurs remaniements majeurs. Au XVIIe siècle, le plafond à caissons fut peint entre 1676 et 1679 par François et Servant, tandis que la menuiserie du portail, réalisée par Claude Crouzet, datait de la même année. Ces travaux marquèrent une première phase d’embellissement, reflétant l’importance croissante de la confrérie dans la vie religieuse locale.

Au XVIIIe siècle, le décor s’enrichit avec un lambris mural orné de tableaux (1713-1727) illustrant la vie de la Vierge, œuvres des peintres Staron et Maurice-Gérard Buffet. Le chœur des confrères fut embelli vers 1735, et en 1780, trois grandes arcades furent ajoutées pour ouvrir la chapelle. La Révolution dissout la confrérie en 1789, transformant le lieu en bien national, avant sa restitution au culte en 1811 et la reconstitution de la confrérie. L’édifice, de plan demi-trapézoïdal, conserve des traces de sa construction primitive, comme une baie en plein cintre murée sur la façade Est.

L’intérieur se distingue par sa division en trois espaces : la chapelle proprement dite, avec son plafond à caissons ; la sacristie, dotée de son mobilier d’origine ; et le chœur des confrères, séparé par une cloison transversale. Parmi les éléments remarquables figurent aussi les tableaux du lambris, les arcades cintrées, et une Mise au tombeau de Dominique Kaeppelin dans un oratoire. Classée monument historique en 1989, la chapelle illustre l’art religieux des XVIIe et XVIIIe siècles, mêlant architecture, peinture et menuiserie d’exception.

La confrérie des Pénitents Blancs, comme beaucoup d’associations laïques religieuses de l’époque, jouait un rôle central dans la dévotion populaire et les œuvres charitables. Leur chapelle, à la fois lieu de prière et symbole de leur engagement, reflète les évolutions artistiques et sociales du Puy-en-Velay, ville marquée par son héritage médiéval et son dynamisme spirituel. Les remaniements successifs témoignent de l’attachement constant des fidèles à ce patrimoine, malgré les bouleversements politiques.

Aujourd’hui, la chapelle des Pénitents Blancs reste un témoignage précieux de l’histoire religieuse et artistique de la Haute-Loire. Son décor préservé, alliant peintures baroques, boiseries et éléments architecturaux, en fait un site majeur pour comprendre les pratiques dévotionnelles et l’art sacré en Auvergne aux temps modernes. La protection au titre des monuments historiques en 1989 a permis de sauvegarder cet ensemble cohérent, où chaque détail raconte une page de l’histoire locale.

Liens externes

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