Frise chronologique
1932-12-02
Classement monument historique
Classement monument historique
1932-12-02 (≈ 972)
Inscription par arrêté ministériel.
1558
Approbation des statuts
Approbation des statuts
1558 (≈ 1558)
Statuts de la confrérie validés par l’autorité diocésaine.
1573
Incident de la colombe enflammée
Incident de la colombe enflammée
1573 (≈ 1573)
Autel brûlé lors de la Pentecôte, fin d’une coutume.
1588
Devis d’aménagement
Devis d’aménagement
1588 (≈ 1588)
« Prix fait » décrivant l’intérieur de la chapelle.
années 1950
Transformation en théâtre
Transformation en théâtre
années 1950 (≈ 1950)
Installation du Théâtre du Lacydon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Pénitents Noirs : classement par arrêté du 6 juin 1931
Personnages clés
| Louis Antoine de Ruffi - Historien |
A rapporté l’incident de 1573. |
Origine et histoire
La chapelle des Pénitents Blancs du Saint-Esprit, située au 3 montée du Saint-Esprit dans le 2e arrondissement de Marseille, est un vestige gothique du XVIe siècle, unique caseto (chapelle de confrérie) encore debout dans la ville. Invisible depuis l’espace public en raison de sa position en fond d’îlot, elle est mitoyenne de l’église Notre-Dame des Accoules. Son architecture se compose d’une nef rectangulaire voûtée prolongée d’un chœur, avec des stalles (« banques ») disposées le long des murs et des tables sculptées portant les noms des confrères.
Fondée par la confrérie des Pénitents Blancs, dont les statuts furent approuvés en 1558, la chapelle remplaçait une construction plus ancienne, plusieurs fois agrandie, située dans le cimetière des Accoules. Un devis de 1588 (« prix fait ») atteste de son aménagement intérieur. L’historien Louis Antoine de Ruffi rapporte un incident en 1573 : lors de la Pentecôte, une colombe enflammée lâchée dans la chapelle brûla l’autel, mettant fin à cette coutume spectaculaire.
Classée monument historique depuis le 2 décembre 1932, la chapelle est aujourd’hui propriété privée et abrite, depuis les années 1950, le Théâtre du Lacydon, géré par l’association Lacydon-la Major. Son accès reste discret, préservant son caractère historique dans un quartier marqué par l’héritage religieux marseillais.