Présence templière 1130 (≈ 1130)
Hôpital des Templiers à Narbonne attesté.
1177-1208
Construction initiale
Construction initiale 1177-1208 (≈ 1193)
Chapelle édifiée par les Hospitaliers.
1592
Installation des Pénitents bleus
Installation des Pénitents bleus 1592 (≈ 1592)
Confrérie s’installe dans la chapelle.
1725-1726
Reconstruction
Reconstruction 1725-1726 (≈ 1726)
Travaux majeurs par les Pénitents bleus.
18 juin 1956
Classement MH
Classement MH 18 juin 1956 (≈ 1956)
Inscription aux monuments historiques.
1993
Restauration municipale
Restauration municipale 1993 (≈ 1993)
Transformation en salle d’exposition.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Pénitents-Bleus (cad. B 33) : inscription par arrêté du 18 juin 1956
Personnages clés
Vicomte Aymeric - Noble local
Enfeu (tombeau) dans le mur nord.
Pénitents bleus - Confrérie religieuse
Reconstructeurs au XVIIIe siècle.
Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem - Ordre fondateur
Bâtisseurs initiaux (XIIe-XIIIe siècles).
Origine et histoire de la Chapelle des Pénitents Bleus
La chapelle Saint-Jean, dite des Pénitents-Bleus, est un édifice catholique situé place Roger-Salengro à Narbonne, dans l’Aude. Initialement construite entre les XIIe et XIIIe siècles par les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, elle occupait un quartier entier de la ville. Son architecture, remaniée au XVIIIe siècle, mêle des éléments gothiques (fausses voûtes d’ogives en brique) et baroques, comme sa façade classique ornée d’un fronton triangulaire et d’un oculus.
En 1592, la confrérie des Pénitents bleus — fondée en 1575 — s’installa dans la chapelle et la reconstruit partiellement entre 1725 et 1726. Ils inversèrent son orientation, remplaçant l’abside originelle par un porche et érigeant un nouveau chevet polygonal à l’ouest. L’édifice, vendu en 1792 pendant la Révolution, fut rétrocédé à la confrérie en 1813 avant d’être abandonné en 1914, puis transformé en entrepôt au XXe siècle. La ville de Narbonne en fit l’acquisition en 1993 et la restaura pour en faire une salle d’art contemporain.
La chapelle est inscrite aux monuments historiques depuis le 18 juin 1956 et recensée à l’Inventaire général du patrimoine culturel. Son plan basilical simple, ses contreforts extérieurs et son enfeu médiéval (tombeau du vicomte Aymeric) témoignent de ses multiples strates historiques. La dernière enquête patrimoniale date de 1999, confirmant son statut de propriété communale.
Les Templiers, présents à Narbonne dès 1130, y possédaient un hôpital avant que leur commanderie ne soit transférée en cité entre 1177 et 1208. Le nom d’Île de la commanderie Saint-Jean resta associé au quartier jusqu’à la Révolution. Les Pénitents bleus, après des conflits avec les commandeurs, reconstruisirent l’édifice au XVIIIe siècle en réutilisant partiellement les murs nord existants, comme en attestent les moellons taillés de la façade occidentale.
Aujourd’hui, la chapelle allie héritage médiéval (nef unique à trois travées, arcs diaphragmes) et ajouts classiques (portail à fronton rompu, bandeau à corniche romane). Son abside à cinq pans, plus basse que la nef, et ses fausses voûtes en brique illustrent les adaptations successives de ce lieu de culte, désormais dédié à la culture.