Hôpital des Templiers 1130 (≈ 1130)
Les Templiers possédaient un hôpital à Narbonne.
1177-1208
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1177-1208 (≈ 1193)
Une nouvelle chapelle fut érigée en cité.
Fin du XIIIe ou début du XIVe siècle
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle Fin du XIIIe ou début du XIVe siècle (≈ 1425)
L’édifice a été probablement reconstruit à cette période.
1575
Fondation des Pénitents Bleus
Fondation des Pénitents Bleus 1575 (≈ 1575)
La confrérie des Pénitents Bleus a été fondée.
1592-1593
Installation des Pénitents Bleus
Installation des Pénitents Bleus 1592-1593 (≈ 1593)
La confrérie s’installe dans la chapelle.
1725-1726
Travaux majeurs
Travaux majeurs 1725-1726 (≈ 1726)
La confrérie inversa l’orientation de l’édifice et fit édifier une abside à cinq pans.
1792
Vente de la chapelle
Vente de la chapelle 1792 (≈ 1792)
La chapelle fut vendue.
1813
Reprise par la confrérie
Reprise par la confrérie 1813 (≈ 1813)
La confrérie en reprit possession.
1993
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle 1993 (≈ 1993)
La ville de Narbonne restaura la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Pénitents-Bleus (cad. B 33) : inscription par arrêté du 18 juin 1956
Origine et histoire de la Chapelle des Pénitents Bleus
La chapelle Saint-Jean, dite des Pénitents-Bleus, est un édifice religieux situé place Roger-Salengro, le long de la rue Chennebier, en face de la cathédrale Saint-Just-et-Saint-Pasteur à Narbonne (Aude, Occitanie). Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 1956 et recensée à l’Inventaire général du patrimoine culturel. Les Templiers possédaient dès 1130 un hôpital à Narbonne et leur commanderie était d’abord située dans le bourg, sur l’île Sainte-Marguerite; une nouvelle chapelle fut érigée en cité entre 1177 et 1208. La commanderie de Narbonne est attestée dans le bourg dès 1143 et, dès 1208, une chapelle dédiée à Saint-Jean est mentionnée dans les actes. L’édifice a été remanié à plusieurs reprises et fut probablement reconstruit à la fin du XIIIe ou au début du XIVe siècle. La confrérie des Pénitents Bleus, fondée en 1575, s’y installe au début des années 1590 (1592–1593) et, après avoir obtenu en 1619 un bail avec faculté de bâtisse sur d’anciens fondements, entreprend finalement au XVIIIe siècle la construction de la chapelle actuelle. Les travaux du XVIIIe siècle tirent parti de murs préexistants, notamment dans la partie nord entre le chevet et la seconde travée, et la façade occidentale est alors entièrement reprise en moellons taillés, en partie réemployés. La chapelle présente une nef unique de trois travées et un chevet polygonal; lors des campagnes de 1725–1726, la confrérie inversa l’orientation de l’édifice, remplaça l’ancienne abside par un porche et fit édifier à l’ouest une abside à cinq pans. Le portail s’ouvre dans un avant-corps peu saillant, percé d’un grand oculus et surmonté d’un fronton triangulaire; un bandeau courant sur la façade, au profil évoquant une corniche romane, et un entablement très simple coiffé d’un fronton rompu signalent l’appareil décoratif, de facture globalement baroque. La chapelle fut vendue en 1792; la confrérie en reprit possession en 1813 et la conserva jusqu’à la fin du XIXe siècle. Désaffectée à partir de 1914, elle fut ensuite louée par l’association diocésaine, transformée en entrepôt au milieu du XXe siècle, puis rachetée par la ville qui la restaura en 1993 et l’affecta, en 1995, à des expositions d’art contemporain.