Frise chronologique
1584
Fondation de la confrérie
Fondation de la confrérie
1584 (≈ 1584)
Création des Pénitents blancs de Frontignan.
1602
Agrégation à Rome
Agrégation à Rome
1602 (≈ 1602)
Rattachement à l'Archiconfrérie de Notre-Dame de Gonfalon.
1642
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1642 (≈ 1642)
Date gravée sur la clé de voûte.
1795-1796
Vente révolutionnaire
Vente révolutionnaire
1795-1796 (≈ 1796)
Chapelle vendue puis rachetée par Henri Tudes.
1939
Protection partielle
Protection partielle
1939 (≈ 1939)
Inscription de la porte aux Monuments Historiques.
1974
Création du musée
Création du musée
1974 (≈ 1974)
Transformation en musée municipal par Jean Valette.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte : inscription par arrêté du 8 mai 1939
Personnages clés
| Jean-Louis Bonfils - Notaire |
Premier acquéreur de la chapelle en 1795. |
| Henri Tudes - Agriculteur |
Rachète la chapelle en 1796. |
| Jean Valette - Historien et responsable |
Fonde le musée municipal en 1974. |
| Mgr Bosquet - Évêque |
Visite pastorale en 1662 décrivant l’intérieur. |
Origine et histoire
La chapelle des Pénitents de Frontignan, située dans l’Hérault en Occitanie, a été construite au XVIIe siècle par la Confrérie des Pénitents blancs, fondée en 1584 sous le vocable du Saint-Esprit et l’invocation de la Sainte-Vierge. Agrégée à l’Archiconfrérie de Notre-Dame de Gonfalon de Rome en 1602, elle servait de lieu de culte et de réunion pour les confrères, dont les noms apparaissent dans des registres dès 1584. La chapelle actuelle, datée de 1642 par une inscription sur sa clé de voûte, fut vendue pendant la Révolution avant d’être rachetée en 1796 par un agriculteur local.
Pendant la Révolution, la chapelle fut confisquée et vendue en 1795 à Jean-Louis Bonfils, notaire, avant que la transaction ne soit annulée. Elle fut finalement acquise par Henri Tudes, puis rendue aux confrères en 1831 après la reconstitution de la confrérie en 1805. Le dernier membre mourut en 1944, et l’édifice devint successivement un cinéma paroissial (1959) puis le musée municipal de Frontignan en 1974, abritant des collections archéologiques sous-marines et des œuvres d’artistes régionaux.
Classée partiellement aux Monuments Historiques en 1939 pour sa porte, la chapelle a été transformée en musée géré par l’association Les Amis du Musée et du Vieux Frontignan. En 2002, elle obtint le label Musée de France pour ses collections issues de fouilles sous-marines aux Aresquiers. La municipalité l’acquit en 2011 pour 80 000 € et engagea des travaux de rénovation (150 000 €) en 2015, avant sa réouverture en 2016. Une exposition y fut dédiée en 2019 à Jean Valette, historien et ancien responsable du musée.
Architecturalement, la chapelle du XVIIe siècle présentait un chœur et une nef boisés, un autel en pierre, et une tribune en bois pour les confrères. Son historique reflète les bouleversements religieux et politiques de la région, depuis sa fondation pré-Révolution jusqu’à sa vocation culturelle actuelle. Les fouilles archéologiques locales, notamment aux Aresquiers, et les traditions viticoles et salinières de Frontignan y sont aujourd’hui mises en valeur.
La confrérie, active jusqu’en 1944, organisait des élections annuelles le lundi de Pâques pour désigner son prieur et sous-prieur. Son patrimoine, inventorié pendant la Révolution, inclut un tableau de la Descente de croix mentionné lors d’une visite pastorale en 1662. La chapelle, initialement propriété d’une association paroissiale, illustre l’évolution des usages religieux vers des fonctions patrimoniales et muséales en Occitanie.