Chapelle des pénitents de Pradelles en Haute-Loire
Chapelle des pénitents de Pradelles
43420 Pradelles
Propriété privée
Frise chronologique
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1680
Incendie de la chapelle
Incendie de la chapelle 1680 (≈ 1680)
La chapelle primitive fut incendiée cette année-là.
1696
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle 1696 (≈ 1696)
La chapelle fut reconstruite et remise en service par la communauté des prêtres.
1790
Lieu de réunion révolutionnaire
Lieu de réunion révolutionnaire 1790 (≈ 1790)
La chapelle servit de lieu de réunion aux électeurs censitaires pour élire la première municipalité révolutionnaire de Pradelles.
1796
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1796 (≈ 1796)
La chapelle fut vendue comme bien national le 29 floréal an IV.
26 janvier 1998
Inscription monument historique
Inscription monument historique 26 janvier 1998 (≈ 1998)
Le portail de la chapelle est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail de la chapelle (cad. AE 116) : inscription par arrêté du 26 janvier 1998
Origine et histoire
La chapelle des Pénitents de Pradelles se situe dans la commune de Pradelles, en Haute-Loire, anciennement dans la région Auvergne. Le mouvement pénitentiel, né en Italie au XIIIe siècle et arrivé en France au XVe siècle, s'est multiplié après 1550, notamment dans le Midi. En Haute-Loire, la première confrérie fut celle du Puy (1584), qui servit de modèle pour d'autres établissements au cours du XVIIe siècle. Dans le Velay, ces confréries étaient uniquement composées de pénitents blancs et portaient les noms de Pénitents du Gonfalon ou, comme à Pradelles, du Saint-Sacrement. La confrérie de Pradelles possédait, dès l'origine, une chapelle indépendante plutôt qu'une annexe d'église. L'édifice primitif fut incendié en 1680 ; il fut reconstruit par la communauté des prêtres et remis en service en 1696, avec une longueur mentionnée de quarante-sept toises. En janvier 1790, la chapelle servit de lieu de réunion aux électeurs censitaires appelés à élire la première municipalité révolutionnaire de Pradelles, puis elle fut vendue comme bien national le 29 floréal an IV. Transformée en grange, elle fut probablement en grande partie démolie et reconstruite sous cette forme, ne conservant aujourd'hui que la façade ouest du XVIIe siècle. Cette façade présente un encadrement monumental en pierre appareillée : piédroits formés par des piliers carrés, chapiteaux à moulures droites et un entablement surélevé donnant l'allure d'un arc de triomphe. Dans cet encadrement, la porte est pourvue de piédroits à chapiteaux feuillagés et d'un linteau en bâtière à partie inférieure moulurée ; elle est surmontée de deux petites niches, d'une pierre sculptée montrant deux cœurs de part et d'autre d'une croix de Malte avec l'inscription « Societas Gonfalonis », et d'une pierre portant la date de 1696. L'intérieur de la chapelle ne présente plus de décor ancien et se trouve en mauvais état. Le portail de la chapelle est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 26 janvier 1998.