Origine et histoire de la Chapelle des Pénitents gris
La chapelle des Pénitents gris, située à Villeneuve-lès-Avignon dans le département du Gard, a été construite en 1758 par l’architecte Jean-Baptiste Franque, membre de la dynastie des Franque réputée pour ses réalisations baroques en Provence. Elle s’inscrit dans un ensemble architectural plus large, au fond de la cour de l’ancien palais cardinalice, aussi appelé palais de Boulogne ou de Thurroye. Ce palais, lié à l’histoire religieuse et politique d’Avignon au Moyen Âge, abrite une chapelle aux proportions harmonieuses, avec une nef à cinq travées et quatre chapelles latérales surmontées de tribunes. Les voûtes plates, typiques du style Franque, sont ornées de mosaïques et d’arêtes doubles, tandis qu’une tribune de grande qualité souligne l’attention portée à l’acoustique et à l’esthétique.
La façade de la chapelle, sobre mais élégante, présente une porte encadrée de quatre pilastres ioniques supportant un fronton triangulaire, surmonté d’un petit campanile. À l’intérieur, la distribution spatiale reflète une volonté de symétrie, avec deux chapelles et deux tribunes de chaque côté de la nef. L’édifice a été classé monument historique le 23 octobre 1934, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Un arrêté complémentaire de mai 2025 a étendu cette protection à une partie du palais du cardinal de Deaux, incluant l’aile nord et des bâtiments du quadrilatère, ainsi que la salle de Turin, soulignant le lien indissociable entre la chapelle et son contexte architectural d’origine.
La chapelle des Pénitents gris illustre l’influence des confréries de pénitents dans le sud de la France, où ces groupes laïcs jouaient un rôle central dans la vie religieuse et sociale dès le XVIIe siècle. Leur présence à Villeneuve-lès-Avignon, ville marquée par la proximité d’Avignon et de sa cour pontificale, témoigne d’une tradition de dévotion collective et de mécénat architectural. Aujourd’hui propriété de la commune, la chapelle reste un exemple remarquable de l’art sacré du XVIIIe siècle, alliant fonctionnalité liturgique et raffinement décoratif.
Les sources disponibles, notamment Wikipédia et la base Monumentum, confirment son statut de monument protégé et fournissent des détails sur son architecture et son historique. La localisation précise, au 11 Ter Rue Chabrel, ainsi que son code Insee (30351) la situent dans un quartier chargé d’histoire, à proximité d’autres édifices religieux et civils classés. Son ouverture au public ou sa vocation actuelle (visites, événements) n’est cependant pas précisée dans les documents consultés.