Chapelle des Pénitents noirs d'Aubagne dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique

Chapelle des Pénitents noirs d'Aubagne

  • Impasse du Colombier
  • 13400 Aubagne
Chapelle des Pénitents noirs dAubagne
Chapelle des Pénitents noirs dAubagne
Chapelle des Pénitents noirs dAubagne
Chapelle des Pénitents noirs dAubagne
Crédit photo : SombreSanglier - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1472
Reconstruction initiale
1551
Installation des Pénitents Noirs
1564
Agrandissement vers l'ouest
1784
Façade néo-classique
1792
Utilisation comme étable
1833
Restauration majeure
1887
Intervention lors du choléra
2001
Réhabilitation culturelle
2008
Prix du patrimoine
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La façade occidentale : inscription par arrêté du 2 décembre 1927

Personnages clés

Bonaparte Utilisa la chapelle comme étable pour ses troupes lors du siège de Toulon.

Origine et histoire de la Chapelle des Pénitents Noirs

La chapelle des Pénitents Noirs, chapelle désaffectée située à Aubagne dans les Bouches‑du‑Rhône, est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 2 décembre 1927 et abrite depuis 2008 le centre d'art contemporain Les Pénitents Noirs. Reconstruite en 1472 avec un plan en croix latine et une abside après avoir été abandonnée au profit de l'église Saint‑Sauveur, elle voit la confrérie des Pénitents Noirs s'y installer en 1551 et agrandir l'édifice vers l'ouest en 1564. Après divers agrandissements, la chapelle reçoit en 1784 une façade néo‑classique inspirée du Panthéon de Rome. En 1792 elle sert d'étable pour des bœufs destinés aux troupes de Bonaparte lors du siège de Toulon, puis est abandonnée à la suite de la suppression des confréries. La confrérie est rétablie en 1833 et mène quatre années de travaux de restauration, comprenant la reconstruction du clocher, la pose d'une toiture en tuiles vernissées noires et la création d'une corniche intérieure en gypserie. Les activités des Pénitents cessent définitivement à la fin du siècle après leur intervention durant l'épidémie de choléra de 1887. Pendant la Première Guerre mondiale, la chapelle est réquisitionnée pour loger des soldats, puis sert de salle de spectacle pour des pastorales. Réhabilitée en 2001 pour accueillir des expositions temporaires, elle est devenue un centre d'art et, à l'occasion d'une réhabilitation, a reçu en 2008 le prix "Les rubans du patrimoine". L'édifice conserve ainsi des éléments architecturaux anciens — plan en croix latine et abside — associés à une façade néo‑classique marquante.

Liens externes