Frise chronologique
Avant 1213
Première attestation écrite
Première attestation écrite
Avant 1213 (≈ 1213)
Mentionnée comme dépendance de Mauléon.
Fin du XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
Fin du XIIe siècle (≈ 1295)
Édifice roman pour une commanderie templière.
XVe siècle
Ajout d’une nef non voûtée
Ajout d’une nef non voûtée
XVe siècle (≈ 1550)
Agrandissement en style gothique tardif.
1794
Destruction par les colonnes infernales
Destruction par les colonnes infernales
1794 (≈ 1794)
Ravages pendant les guerres de Vendée.
1962
Acquisition par la ville de Clisson
Acquisition par la ville de Clisson
1962 (≈ 1962)
Devenue propriété communale.
11 juillet 1975
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
11 juillet 1975 (≈ 1975)
Protection de la chapelle et des ruines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
la chapelle et les ruines des bâtiments qui la prolongent : classement par arrêté du 11 juillet 1975
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les archives ne citent pas de fondateurs. |
Origine et histoire
La chapelle des Templiers de Clisson, aussi appelée Madeleine du Temple, est une église romane construite à la fin du XIIe siècle pour une commanderie templière. Située dans le quartier de la Madeleine (impasse de la Commanderie), elle se compose d’une nef, d’un chœur et d’une abside voûtés, orientés vers le sud-est. L’édifice primitif, de style sobre, présente des modillons sculptés effrités et un petit campanile à deux baies cintrées, typique des constructions templières. Une pierre tombale dans l’abside porte une croix pattée, symbole des Hospitaliers, indiquant sa transformation ultérieure en commanderie hospitalière.
Au XVe siècle, une nef moins élevée et non voûtée fut ajoutée devant la chapelle originale. Mesurant 8,45 m de long sur 6,45 m de large, elle s’ouvre par une porte en arc brisé et une fenêtre à meneaux, caractéristiques de cette période. La chapelle primitive, classée Monument Historique en 1975, appartenait à la commanderie de Mauléon (diocèse de Maillezais) avant d’être rattachée à celle de La Rochelle. Elle est attestée à Clisson avant 1213 et comprenait, outre l’église, un manoir, un moulin, des terres et un cimetière.
En 1794, la commanderie fut détruite par les colonnes infernales lors des guerres de Vendée, comme une grande partie de la ville. Les ruines actuelles, propriété de la ville de Clisson depuis 1962, incluent la chapelle et les vestiges des bâtiments annexes. L’absence de couverture sur la nef ajoutée et l’état fragmentaire des modillons rappellent les ravages du temps et des conflits. Le site illustre l’héritage des ordres militaires-religieux en Pays de la Loire, entre architecture romane et histoire mouvementée.
Le campanile, les doubleaux rectangulaires de la nef et l’arc diaphragme du chœur reflètent l’austérité templière. La croix pattée gravée sur la pierre tombale confirme la transition vers les Hospitaliers, tandis que les fenêtres en arc brisé de la nef ajoutée trahissent une influence gothique tardive. Ces éléments architecturaux, combinés aux archives mentionnant son rattachement à Mauléon puis à La Rochelle, soulignent son rôle dans le réseau des commanderies du Grand Ouest.
Aujourd’hui, la chapelle se visite dans l’impasse de la Commanderie, à Clisson. Son classement en 1975 a permis de préserver ce témoignage rare de l’implantation templière en Loire-Atlantique, malgré les destructions révolutionnaires. Le site, bien que partiellement en ruines, offre un aperçu de la vie monastique et militaire des XIIe–XIIIe siècles, dans une région marquée par les conflits religieux et féodaux.