Fondation par donation 1225 (≈ 1225)
Grimals, seigneur de Livron, donne sa seigneurie.
1227
Donation de Raymond VII
Donation de Raymond VII 1227 (≈ 1227)
Raymond VII de Toulouse cède son fief.
1260
Chef-lieu de baillie
Chef-lieu de baillie 1260 (≈ 1260)
Remplace Cahors comme centre templier.
XIVe siècle
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers XIVe siècle (≈ 1450)
Dévolue après la dissolution des Templiers.
1762
Visite des commissaires
Visite des commissaires 1762 (≈ 1762)
Inventaire des 18 membres annexes.
1901
Classement chapel
Classement chapel 1901 (≈ 1901)
Protection au titre des Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Templiers (ancienne) : classement par arrêté du 2 septembre 1901
Personnages clés
Grimals - Seigneur de Livron
Premier donateur en 1225.
Raymond VII de Toulouse - Comte de Toulouse
Donne son fief en 1227.
Louis d'Alauzier - Historien
A étudié les commandeurs (1964).
Origine et histoire de la Chapelle des Templiers
La commanderie de Lacapelle-Livron fut fondée par les Templiers au XIIIe siècle, grâce à des donations majeures comme celle de Grimals, seigneur de Livron (1225), et de Raymond VII de Toulouse (1227). Ces dons transformèrent une simple grange templière en une commanderie influente, devenant même le chef-lieu d’une baillie templière en 1260, remplaçant Cahors. En 1268, elle abritait un commandeur, trois chevaliers, trois prêtres, et huit frères, illustrant son importance régionale.
À partir du XIVe siècle, la commanderie passa aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dépendant du grand prieuré de Saint-Gilles (langue de Provence). Elle devint parfois commanderie magistrale, gérée directement par le grand maître de l’ordre. Les Hospitaliers conservèrent les possessions templières, comme les seigneuries de Saint-Peyronis (1230), Pech d’Auzon (1231), ou Lagarde (1233), et y ajoutèrent des biens comme le château de Trébaïx. La visite de 1762 recense 18 membres et annexes, témoignant de son étendue avant la Révolution.
Aujourd’hui, la chapelle et son clocher fortifié (classé en 1901), ainsi que le pigeonnier (inscrit en 1971), sont les seuls vestiges visibles de ce complexe médiéval. Le site, marqué par des mâchicoulis ajoutés postérieurement, reflète son double rôle religieux et défensif. Les guerres de Religion et le temps ont effacé une grande partie des bâtiments annexes, ne laissant que ces éléments protégés comme Monuments Historiques.
Les archives mentionnent des tensions locales, comme la sédition de 1562, et des études ultérieures (notamment celles de Louis d’Alauzier en 1964) ont précisé la liste des commandeurs. La commanderie illustre ainsi l’évolution des ordres militaires en Occitanie, des Templiers aux Hospitaliers, et leur impact sur le patrimoine rural.