Frise chronologique
1627–1670
Construction du couvent
Construction du couvent
1627–1670 (≈ 1649)
Accueil des Ursulines de Tréguier
1688–1690
Édification de la chapelle
Édification de la chapelle
1688–1690 (≈ 1689)
Dédiée à la Sainte-Famille
1789–1799
Vente du couvent
Vente du couvent
1789–1799 (≈ 1794)
Sauf chapelle et sacristie
1802
Oratoire érigé
Oratoire érigé
1802 (≈ 1802)
Par Mgr Mayneaud de Pancemont
1850 (vers)
Passage aux Jésuites
Passage aux Jésuites
1850 (vers) (≈ 1850)
Changement de propriétaires
1870 (vers)
Transformation en bibliothèque
Transformation en bibliothèque
1870 (vers) (≈ 1870)
Ajout d’un plancher intermédiaire
1949
Incendie du couvent
Incendie du couvent
1949 (≈ 1949)
Chœur de la chapelle endommagé
26 juillet 1988
Classement MH
Classement MH
26 juillet 1988 (≈ 1988)
Protection de la chapelle
2006
Restauration de la façade
Restauration de la façade
2006 (≈ 2006)
Disparition de la date 1690
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle (cad. BT 113) : classement par arrêté du 26 juillet 1988
Personnages clés
| M. Mocquart - Acquéreur révolutionnaire |
Acheta le couvent en 1789 |
| Mgr Mayneaud de Pancemont - Évêque de Vannes |
Érigea un oratoire en 1802 |
| Roger Grand - Archéologue |
Releva l’inscription en 1921 |
Origine et histoire
La chapelle des Ursulines, aussi appelée chapelle de la Sainte-Famille, fut construite entre 1688 et 1690 pour desservir le couvent des Ursulines de Vannes, fondé entre 1627 et 1670. Ce couvent accueillait une communauté de religieuses venues de Tréguier. La chapelle, seule partie subsistante après l’incendie de 1949, est bâtie en granite (partie inférieure) et en tuffeau (partie supérieure), avec une façade ornée de l’inscription latine Sacrae Familiae.
Pendant la Révolution, le couvent (hors chapelle et sacristie) est vendu à un certain M. Mocquart. En 1802, l’évêque de Vannes, Mgr Mayneaud de Pancemont, y érige un oratoire. La chapelle, devenue propriété des Jésuites vers 1850, est transformée en bibliothèque après 1870, avec un plancher divisant l’espace en deux niveaux. Elle échappe à l’incendie de 1949, mais son chœur est partiellement détruit.
Classée monument historique en 1988, la chapelle conserve sa façade d’origine, tandis que son intérieur, réaménagé, abrite aujourd’hui des livres. La date de 1690, autrefois visible sur l’entablement, a disparu lors de restaurations récentes. Son emplacement, entre la grande maison et l’hôtel Le Verger du Téno, offre une perspective depuis le port de Vannes.
Architecturalement, la façade combine granite et calcaire, avec une porte en plein cintre encadrée de pilastres et surmontée d’une fenêtre. Les côtés, plus sobres, sont en moellon ou enduit. Le lambris peint de la chapelle, partiellement conservé, témoigne de son décor d’origine.
Le couvent, largement reconstruit après 1949, ne laisse subsister que cette chapelle, symbole du patrimoine religieux vannetais du XVIIe siècle. Son histoire reflète les bouleversements politiques (Rvolution, changement de propriétaires) et urbains (incendies, reconstructions) de Vannes.