Construction initial 1155-1176 (≈ 1166)
Édification de la chapelle par les moines de l'ordre de Grandmont.
1229
Inondation de la celle
Inondation de la celle 1229 (≈ 1229)
Rupture d'une digue de l'étang de Guiperreux.
XVIIIe siècle
Transformation en château
Transformation en château XVIIIe siècle (≈ 1850)
Le prieuré est désacralisé et transformé en château seigneurial.
XIXe siècle
Fabrique d'étain
Fabrique d'étain XIXe siècle (≈ 1865)
Le site est transformé en fabrique d'étain.
18 juillet 2014
Inscription MH
Inscription MH 18 juillet 2014 (≈ 2014)
La chapelle est inscrite au titre des Monuments historiques.
8 février 2024
Extension inscription MH
Extension inscription MH 8 février 2024 (≈ 2024)
Inscription de plusieurs éléments supplémentaires du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité (cad. C 141, cf plan annexé à l'arrêté) : inscription par arrêté du 18 juillet 2014 ; Les parties suivantes du site des Moulineaux, situé route d'Epernon, sur les parcelles 141, 142 et 144, figurant au cadastre section C, tel que délimité sur la plan annexé : le pont permettant l'accès à l'enclos, les murs d'enceinte, comprenant les quatre tours d'angle et les corps de bâtiments intégrés aux murailles et ses douves, le pavillon abritant l'étuve, les vestiges des élévations de l'ancienne demeure seigneuriale et l'ancienne nef de l'église prieurale, le puits ainsi que le sol de la parcelle à l'intérieur de l'enceinte : inscription par arrêté du 8 février 2024
Personnages clés
Auguste Moutié
Auteur du Recueil de chartes et de pièces relatif au prieuré des Moulineaux.
Origine et histoire
La chapelle dite de Moulineaux est le seul vestige de l'église prieurale et du monastère élevés entre 1155 et 1176 par les moines de l'ordre de Grandmont. Elle se situe à Poigny-la-Forêt, au lieu-dit des Rochers d'Angennes, dans la forêt domaniale de Rambouillet, en bordure de la Guesle, au sein du Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse. Le prieuré de Notre-Dame des Moulineaux, ancienne celle grandmontaine, a été désacralisé puis transformé en château seigneurial au XVIIIe siècle, en fabrique d'étain au XIXe siècle, avant d'être abandonné. Le site occupe le fond d'une vallée entre les buttes Vendôme à l'ouest et les rochers d'Angennes à l'est, ce qui crée une dynamique locale hydrique marquée. Le paysage est dominé par plusieurs étangs — étang Carré, étang de Guiperreux, étang d'Angennes — majoritairement aménagés par l'homme, comme l'atteste un texte de juin 1229 signalant la rupture d'une digue de l'étang de Guiperreux et l'inondation de la celle. Des alluvions récentes garnissent l'emplacement du prieuré, tandis que les sables de Fontainebleau forment le substrat géologique sous-jacent. La richesse écologique de la forêt de Rambouillet et de la vallée de la Guesle fait de la celle des Moulineaux et de ses abords une zone Natura 2000. Sur le plan architectural, seul subsiste le chœur, matérialisé par une abside éclairée de trois hautes baies ; à l'extérieur, quatre hautes colonnettes portent des chapiteaux décorés de feuilles plates. À l'intérieur de la chapelle sont encore visibles un lavabo et une armoire liturgique. La chapelle a été inscrite au titre des Monuments historiques par arrêté du 18 juillet 2014. Par arrêté du 8 février 2024 ont été inscrits le pont d'accès à l'enclos, les murs d'enceinte avec leurs quatre tours d'angle, les corps de bâtiments intégrés aux murailles et les douves, le pavillon abritant l'étuve, les vestiges d'élévations de l'ancienne demeure seigneuriale et de la nef de l'église prieurale, le puits ainsi que le sol de la parcelle à l'intérieur de l'enceinte. Une étude documentaire est disponible, notamment le Recueil de chartes et de pièces relatif au prieuré des Moulineaux et à la châtellenie de Poigny d'Auguste Moutié (Firmin-Didot, 1846). Des ressources complémentaires figurent dans les bases et portails spécialisés, tels que Mérimée et les portails du monachisme, des Yvelines et des monuments historiques français.