Frise chronologique
XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
XVIe siècle (≈ 1650)
Édification en style flamboyant sur un tertre.
1932
Classement monument historique
Classement monument historique
1932 (≈ 1932)
Inscrite par arrêté du 3 juin.
1946-1947
Début des dégradations
Début des dégradations
1946-1947 (≈ 1947)
Vitres brisées, arbres abattus, murs fragilisés.
1958-1959
Effondrements partiels
Effondrements partiels
1958-1959 (≈ 1959)
Ardoises et murs s’écroulent faute d’entretien.
2005
Début de la restauration
Début de la restauration
2005 (≈ 2005)
Création d’une association et travaux de remontage.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. B 270) : inscription par arrêté du 3 juin 1932
Personnages clés
| Saint Paul Aurélien - Figure représentée sur le calvaire |
Sculpté au revers du calvaire adjacent. |
| Moines de l'abbaye de Landévennec - Récupérateurs d’éléments architecturaux |
Emportent dalles et autel en pierre vers 1958-1959. |
Origine et histoire
La chapelle du Christ de Guimaëc, datée du XVIe siècle, est la plus grande chapelle de la paroisse. De style flamboyant, elle se distingue par sa forme rectangulaire et une chapelle en L côté midi. Construite sur un tertre, elle marquait une halte pour les pèlerins se rendant au pardon de Saint-Jean-du-Doigt, grâce à sa position au carrefour de deux anciennes voies romaines. À l’origine, son chœur était entouré d’une clôture de bois à colonnettes tournées, similaire à celle de la chapelle Notre-Dame-des-Joies.
Dès 1946, la chapelle subit des dégradations : les vitres, remplacées après des bris, sont à nouveau vandalisées, et les grands feuillus protégeant l’édifice sont abattus en 1947. Sans protection, les ardoises et les murs s’effondrent partiellement en 1958-1959. Les moines de l’abbaye de Landévennec récupèrent alors des éléments comme les dalles et un autel de pierre, avant que le site ne soit victime de nouveaux actes de vandalisme. Malgré cela, des initiatives locales, comme le débroussaillage par des scouts dans les années 1990, relancent l’intérêt pour sa préservation.
En 2005, une association est créée pour restaurer la chapelle, financée par des dons et des concours. Les murs sont remontés, une charpente en chêne et une toiture en ardoises de Locquirec sont installées. Les prochaines étapes concernent les vitraux, les enduits, le dallage et l’électricité, afin d’y organiser des événements culturels. Le calvaire adjacent, remarquable, résista même à douze chevaux durant la Révolution française, symbolisant sa robustesse historique.
Classée monument historique depuis le 3 juin 1932, la chapelle incarne un patrimoine religieux et architectural majeur du Finistère. Son histoire reflète à la fois les défis de la préservation et la résilience des communautés locales attachées à leur héritage. Aujourd’hui, elle reste un lieu de mémoire et de rassemblement, entre tradition et modernité.