Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de l'arc triomphal
Construction de l'arc triomphal
XIIe siècle (≈ 1250)
Élément roman d'origine, encore visible.
XIVe siècle
Construction des ogives du chœur
Construction des ogives du chœur
XIVe siècle (≈ 1450)
Période gothique principale de la chapelle.
1621
Date gravée sur une ogive
Date gravée sur une ogive
1621 (≈ 1621)
Chapelle sud, phase de rénovation.
1867
Destruction de la nef
Destruction de la nef
1867 (≈ 1867)
Décision du conseil municipal.
5 juin 2002
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
5 juin 2002 (≈ 2002)
Protection de la chapelle et de l'enclos.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle ainsi que l'enclos du cimetière, en totalité (cad. AA 167) : inscription par arrêté du 5 juin 2002
Origine et histoire
La chapelle du cimetière de Charcenne, située en Bourgogne-Franche-Comté, date du XIVe siècle. Elle est l’un des rares témoignages architecturaux médiévaux de la commune, avec des éléments comme un arc triomphal du XIIe siècle et des ogives du chœur du XIVe. L’édifice, de plan rectangulaire, comprend une travée voûtée sur croisée d’ogives, tandis que des fragments de peintures murales, dont un décor en damier à figure de lion potentiellement du XVe siècle, ornent ses murs. Une chapelle latérale porte la date de 1621, reflétant des ajouts postérieurs à la période médiévale.
En 1867, après la destruction de la nef – probablement d’origine romane (XIIe siècle) – par décision du conseil municipal, la chapelle est réaménagée. L’ancien arc triomphal, muré au XIXe siècle, subsiste à l’ouest, tandis que des modifications ultérieures, comme les peintures du XVIIe siècle, témoignent d’une occupation continue. L’ensemble, incluant la chapelle et l’enclos du cimetière, est inscrit aux monuments historiques par arrêté du 5 juin 2002. Propriété communale, le site conserve des traces de son évolution, des origines médiévales aux transformations modernes.
Les éléments protégés incluent la chapelle dans son intégralité ainsi que l’enclos du cimetière (cadastre AA 167). Le monument illustre les superpositions stylistiques typiques des édifices religieux ruraux, où se mêlent roman, gothique et ajouts classiques. Les peintures murales, bien que fragmentaires, offrent un aperçu des décors liturgiques des XVe et XVIIe siècles, tandis que la date gravée de 1621 sur une ogive souligne une phase de rénovation ou d’agrandissement. Aujourd’hui, le site reste un lieu de mémoire locale, ancré dans le paysage historique de la Haute-Saône.