Frise chronologique
1er quart XVIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1er quart XVIe siècle (≈ 1625)
Ancienne chapelle seigneuriale de Saint-Pierre-ès-Liens.
1919
Restauration majeure
Restauration majeure
1919 (≈ 1919)
Charpente, clocher et enduits réparés.
13 mars 1950
Classement partiel MH
Classement partiel MH
13 mars 1950 (≈ 1950)
Inscription de la piscine sculptée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Piscine sculptée située à l'intérieur de la chapelle : inscription par arrêté du 13 mars 1950
Personnages clés
| Serge du Cray - Historien local |
Auteur d’une monographie sur Amanzé. |
Origine et histoire
La chapelle du cimetière d'Amanzé, située dans le département de Saône-et-Loire en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux du premier quart du XVIe siècle. Elle représente le dernier vestige de l’ancienne église Saint-Pierre-ès-Liens, dont elle était la chapelle seigneuriale. Sauvegardée grâce à l’initiative d’habitants locaux, elle fut restaurée en 1919 (charpente, clocher, enduits) et conserve une architecture rectangulaire typique, avec une fenêtre flamboyante et un clocheton à quatre pans.
L’intérieur de la chapelle abrite une voûte d’ogives et une niche sculptée ornée de la coquille des armoiries d’Amanzé. Son élément le plus remarquable est une piscine liturgique flamboyante, classée monument historique par arrêté du 13 mars 1950. Cette piscine, unique pièce protégée de l’édifice, illustre l’art religieux de la Renaissance en Bourgogne. La chapelle dépend aujourd’hui de la paroisse Sainte-Marie-sous-Dun, rattachée au diocèse d’Autun.
Le site s’inscrit dans un contexte paroissial plus large, incluant dix-neuf églises sous l’autorité ecclésiastique de La Clayette. Bien que modeste, la chapelle témoigne de l’histoire locale et de la piété seigneuriale du XVIe siècle, tout en servant de lieu de mémoire pour la communauté. Son état actuel résulte à la fois de sa préservation partielle et des restaurations du XXe siècle, reflétant un patrimoine à la fois fragile et symbolique.