Frise chronologique
1040
Donation à l'abbaye de Baume-les-Dames
Donation à l'abbaye de Baume-les-Dames
1040 (≈ 1040)
L'église est cédée à l'abbaye voisine.
XIe siècle
Fondation de l'église primitive
Fondation de l'église primitive
XIe siècle (≈ 1150)
Édifice médiéval érigé, peut-être par Saint-Antoine d'Agaune.
1835
Construction de la nouvelle église
Construction de la nouvelle église
1835 (≈ 1835)
L'ancienne église perd nef et clocher.
milieu du XVIIIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Voûte en plâtre et sacristie ajoutée.
6 février 2008
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
6 février 2008 (≈ 2008)
Protection totale de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle du cimetière en totalité (cad. AC 8) : inscription par arrêté du 6 février 2008
Personnages clés
| Saint-Antoine d'Agaune - Fondateur présumé |
Associé à la fondation initiale. |
| Maximim Painchaux - Architecte en 1835 |
Conçoit la nouvelle église paroissiale. |
Origine et histoire
La chapelle du cimetière de Cour-Saint-Maurice trouve son origine dans une église paroissiale érigée au XIe siècle, puis profondément remaniée au XVIIIe siècle. À cette époque, l’édifice médiéval est reconstruit en partie, avec une voûte en plâtre sur lattis de bois et une sacristie ajoutée dans le prolongement du chevet. Le chœur, orné d’un décor polychromé, est le seul vestige de cette transformation après la construction d’une nouvelle église en 1835.
En 1835, une nouvelle église paroissiale est édifiée selon les plans de l’architecte Maximim Painchaux, entraînant la disparition du clocher-porche et de la nef de l’ancienne église. Ce qui reste de l’édifice d’origine – le chœur et la sacristie – est alors converti en chapelle de cimetière. L’ensemble est protégé au titre des monuments historiques depuis le 6 février 2008, soulignant son importance patrimoniale.
Historiquement, l’église primitive de Cour-Saint-Maurice pourrait avoir été fondée par Saint-Antoine d’Agaune, avant d’être donnée en 1040 à l’abbaye de Baume-les-Dames. Ce rattachement religieux ancien illustre son rôle central dans la vie spirituelle locale. Aujourd’hui, la chapelle dépend de la paroisse de Sancey-Belleherbe, elle-même intégrée au diocèse de Besançon.
Architecturalement, la chapelle se distingue par sa simplicité : dépourvue de nef, elle se limite à un chœur voûté de plâtre et une sacristie. Ce parti pris reflète les adaptations successives de l’édifice, marqué par les besoins liturgiques et les évolutions urbaines. La voûte légère, typique du XVIIIe siècle, contraste avec les structures médiévales initiales, témoignant des techniques constructives de chaque époque.