Frise chronologique
XIIe ou XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe ou XIIIe siècle (≈ 1350)
Église romane en galets et pierre
XVIIe siècle (1657 ou 1697)
Restauration post-Guerres de Religion
Restauration post-Guerres de Religion
XVIIe siècle (1657 ou 1697) (≈ 1750)
Peintures par Jean Soun
1776
Campagne de travaux
Campagne de travaux
1776 (≈ 1776)
Surélévation, clocheton, porte sud
1890
Désaffectation
Désaffectation
1890 (≈ 1890)
Remplacée par nouvelle église
1984
Classement des peintures
Classement des peintures
1984 (≈ 1984)
Monument historique (objets)
1986
Inscription de la chapelle
Inscription de la chapelle
1986 (≈ 1986)
Protection Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle (cad. A 502) : inscription par arrêté du 7 novembre 1986
Personnages clés
| Jean Soun - Peintre |
Auteur des peintures (1657/1697) |
Origine et histoire
La chapelle du cimetière de Saint-Jean-du-Falga, ancienne église paroissiale d'origine probablement romane (XIIe ou XIIIe siècle), se caractérise par une construction quasi intégrale en galets de rivière assemblés en opus spicatum, renforcée par des chaînages de briques aux angles. Son architecture inclut une nef unique charpentée, un chevet tripartite, et une abside en cul-de-four. Deux portes en arc brisé (ouest et nord) et des baies étroites en pierre de taille éclairent l'édifice. Le portail actuel date de la seconde campagne de travaux, au XVIIIe siècle, période où l'intérieur fut orné de peintures monumentales (cul-de-four, voûte du chœur, arc triomphal) représentant des caissons végétaux, des fleurs et des masques.
Endommagée pendant les Guerres de Religion, la chapelle fut restaurée à la fin du XVIIe siècle, comme en témoignent les peintures signées « fait par Jean Soun peintre de Verdun en Foix » et datées de 1657 ou 1697. Une nouvelle campagne en 1776 vit la surélévation du mur-pignon, l'ajout d'un clocheton, et le percement de la porte sud. Initialement dénommée Saint-Jean-del-Vernet puis Saint-Sernin-del-Vernet au XIVe siècle, elle dépendait du terroir de Pamiers avant la création de la commune à la Révolution. Son isolement, en bordure de l'Ariège et près d'un canal d'irrigation historique, reflète son ancrage rural.
Désaffectée en 1890 après la construction d'une nouvelle église paroissiale au village, la chapelle fut fermée en 1926. Ses peintures furent classées Monument historique en 1984, suivies de l'inscription de l'édifice en 1986. Aujourd’hui propriété communale, elle conserve des traces de son passé médiéval (contreforts en pierre, abside semi-circulaire) et de ses transformations modernes, tout en témoignant des liens entre les villages riverains de l’Ariège, comme Bénagues, dont l’église était dite « annexe » de Saint-Jean-du-Falga.
L’absence totale de décor lapidaire, contrairement à la chapelle du Mas-Vieux-Saint-Antonin à Pamiers, souligne la simplicité de son architecture romane locale. Les matériaux (galets, briques) et les techniques (opus spicatum) reflètent les ressources disponibles et les savoir-faire régionaux, tandis que son emplacement près d’un « Champs de l’Église » et d’un canal médiéval rappelle son rôle central dans la vie agricole et religieuse passé.