Construction du chœur fin XIIIe siècle (≈ 1395)
Chevet semi-circulaire médiéval édifié.
1640
Agrandissement baroque
Agrandissement baroque 1640 (≈ 1640)
Nef rectangulaire ajoutée par les Pénitents bleus.
1741
Fermeture chapelle souterraine
Fermeture chapelle souterraine 1741 (≈ 1741)
Murée pour pratiques supersticieuses.
30 novembre 1994
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 30 novembre 1994 (≈ 1994)
Inscription par arrêté officiel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. AE 209) : inscription par arrêté du 30 novembre 1994
Personnages clés
Confrérie des Pénitents bleus de saint Jérôme - Commanditaire de l'agrandissement
Responsable de la nef en 1640.
Évêque de Limoges - Autorité religieuse
Ordonna la fermeture en 1741.
Origine et histoire de la Chapelle du Cimetière
La chapelle du cimetière de Saint-Junien est un petit édifice religieux composé d’un chœur à chevet semi-circulaire datant de la fin du XIIIe siècle. Ce premier élément médiéval fut agrandi en 1640 par l’ajout d’une nef rectangulaire plus large, reflétant les évolutions architecturales de l’époque baroque. Une tourelle carrée, intégrée dans l’angle sud-est, sert à la fois de cage d’escalier et de clocher, illustrant une adaptation fonctionnelle du bâtiment.
L’agrandissement du XVIIe siècle fut commandité par la confrérie des Pénitents bleus de saint Jérôme, qui y installa une salle de réunion en tribune. La façade ouest, reconstruite à cette période, réutilisa la porte originale du XIIIe siècle, témoignant d’une volonté de préserver des éléments anciens. Sous la chapelle, une chapelle souterraine fut murée en 1741 sur ordre de l’évêque de Limoges, en raison de pratiques supersticieuses qui s’y déroulaient.
L’intérieur de la chapelle présente une voûte en berceau ornée de peintures, dont seuls des fragments subsistent aujourd’hui. Classée Monument Historique par arrêté du 30 novembre 1994, elle appartient désormais à la commune de Saint-Junien. Son histoire mêle ainsi héritage médiéval, transformations baroques et enjeux religieux locaux, reflétant les évolutions culturelles et sociales de la région.