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Chapelle du couvent de Beaurepaire à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle

Chapelle du couvent de Beaurepaire

  • Avenue Julien
  • 63000 Clermont-Ferrand
Chapelle du couvent de Beaurepaire
Chapelle du couvent de Beaurepaire
Chapelle du couvent de Beaurepaire
Chapelle du couvent de Beaurepaire
Chapelle du couvent de Beaurepaire
Chapelle du couvent de Beaurepaire
Chapelle du couvent de Beaurepaire
Crédit photo : (:Julien:) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
63000 Clermont-Ferrand, Avenue Julien

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
Avant 1241
Fondation du couvent
1263
Transfert des Cordeliers
1789
Vente comme bien national
1919
Classement Monument Historique
2010
Restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle de Beaurepaire ou des Cordeliers-Vieux : classement par arrêté du 25 septembre 1919

Personnages clés

Robert d'Auvergne - Évêque de Clermont (1196-1227) Épiscopat possible pour la fondation.
Anne Courtillé - Historienne de l'art A étudié l'architecture gothique en Auvergne.
Henri du Ranquet - Historien local A documenté la chapelle en 1911.

Origine et histoire de la Chapelle du couvent de Beaurepaire

La chapelle du couvent de Beaurepaire, située à Clermont-Ferrand (anciennement Clermont), est un vestige franciscain du XIIIe siècle. Fondé avant 1241 hors des murs de la ville, ce couvent des Cordeliers-Vieux fut le premier établissement de l’ordre à Clermont, probablement lié à celui de Montferrand. En 1263, les religieux transférèrent leur couvent près des remparts, laissant la chapelle aux chanoines de la cathédrale jusqu’à la Révolution. L’édifice, vendu comme bien national, devint une poudrière au XIXe siècle, usage qui lui valut le surnom de La Poudrière.

La chapelle illustre l’architecture de transition entre roman et gothique. Sa salle rectangulaire, divisée en trois travées par des arcs doubleaux en tiers-point, conserve des voûtes d’arêtes sans nervures et des fenêtres plein cintre. La porte ogivale, surmontée d’un tympan, et les corniches romanes à corbeaux témoignent de cette dualité stylistique. Classée Monument Historique en 1919, elle fut restaurée en 2010 après des siècles de transformations mineures, préservant son état d’origine.

À l’époque médiévale, Clermont connaît un essor urbain marqué par l’implantation d’ordres mendiants. Les franciscains (Cordeliers) et dominicains s’installent aux XIIIe et XIVe siècles, structurant la ville autour de pôles religieux et monastiques. Ces couvents, souvent situés en périphérie, jouent un rôle social et spirituel majeur, accueillant pèlerins et populations urbaines en expansion. La chapelle de Beaurepaire, bien que transférée tôt, reste un symbole de cette dynamique, avant de devenir un lieu utilitaire sous la Révolution.

Les sources historiques soulignent son importance patrimoniale, notamment à travers les études d’Anne Courtillé et Henri du Ranquet. Ces travaux mettent en lumière son style hybride, typique du Massif central, où se mêlent influences romanes locales et innovations gothiques. Aujourd’hui propriété municipale, la chapelle est un témoin silencieux de l’histoire religieuse et architecturale de Clermont-Ferrand.

Liens externes

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