Fondation du couvent 1241 (≈ 1241)
Premier établissement franciscain de Clermont fondé hors des murs.
1263
Transfert du couvent
Transfert du couvent 1263 (≈ 1263)
Le couvent est déplacé près des murs de la ville.
1284
Consécration de la chapelle
Consécration de la chapelle 1284 (≈ 1284)
La chapelle du nouveau couvent est consacrée.
Début du XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Début du XIIIe siècle (≈ 1304)
Édification de la chapelle dans un style roman de transition.
XIXe siècle
Utilisation militaire
Utilisation militaire XIXe siècle (≈ 1865)
La chapelle sert de poudrière et de dépôt d'armes.
2010
Restauration récente
Restauration récente 2010 (≈ 2010)
L'édifice fait l'objet d'une restauration importante.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Beaurepaire ou des Cordeliers-Vieux : classement par arrêté du 25 septembre 1919
Personnages clés
Robert d'Auvergne
Évêque de Clermont dont l'épiscopat pourrait être lié à la fondation du couvent.
Origine et histoire de la Chapelle du couvent de Beaurepaire
La chapelle du couvent de Beaurepaire, dite aussi chapelle des Cordeliers‑Vieux, se situe à Clermont‑Ferrand, dans le square Aimé Coulaudon, avenue Julien. Elle remonte au début du XIIIe siècle et illustre l'architecture de transition, construite selon le mode roman du pays. Le couvent des Cordeliers, premier établissement franciscain de Clermont, fut fondé avant 1241 hors des murs, au lieu‑dit Beaurepaire à l'ouest de Jaude, au sud du bois de Cros; la fondation pourrait être liée à celle de Montferrand et remonter peut‑être à la fin de l'épiscopat de Robert d'Auvergne (1196‑1227). En 1263 le couvent fut transféré près des murs, à l'emplacement de l'actuelle préfecture, et la chapelle du nouveau couvent fut consacrée en 1284. Après le départ des cordeliers, les chanoines de la cathédrale occupèrent la chapelle jusqu'à la Révolution. Vendue comme bien national puis devenue propriété municipale, elle servit au XIXe siècle et jusqu'en 1914 de poudrière et de dépôt d'armes, d'où son surnom de La Poudrière. L'édifice, resté en grande partie dans sa conception d'origine, a fait l'objet d'une restauration en 2010. La chapelle présente une salle rectangulaire divisée en trois travées par des arcs doubleaux en tiers point. Chaque travée est couverte d'une voûte d'arêtes dépourvue de nervures et séparée des autres par un arc‑doubleau ogival. L'éclairage provient d'ouvertures en plein cintre percées dans les murs latéraux et au chevet. La porte d'entrée est encadrée par un arc ogival qui souligne un tympan placé au‑dessus d'une plate‑bande faisant office de linteau; un oculus quadrilobé se trouve au‑dessus de l'entrée. Les façades latérales conservent une corniche romane à corbeaux et tablettes. Le détail de la porte montre une fine colonnette dont le chapiteau est orné de crochets.