Frise chronologique
11 juillet 1273
Échange avec Saint-Chaffre
Échange avec Saint-Chaffre
11 juillet 1273 (≈ 1273)
Devenue prieuré bénédictin après transaction.
XIIe–XIIIe siècle
Construction par les Hospitaliers
Construction par les Hospitaliers
XIIe–XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la chapelle et du domaine.
1616
Vente aux Jourda
Vente aux Jourda
1616 (≈ 1616)
Passage en mains privées sous conditions.
1794
Pillage révolutionnaire
Pillage révolutionnaire
1794 (≈ 1794)
Disparition des objets de culte.
1817
Abandon du culte
Abandon du culte
1817 (≈ 1817)
Fin des offices religieux.
22 juin 1972
Classement MH
Classement MH
22 juin 1972 (≈ 1972)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle du Fraisse (ruines) (cad. J 242) : inscription par arrêté du 22 juin 1972
Personnages clés
| Robert de Montrognon - Grand prieur d'Auvergne |
Signataire de l'échange de 1273. |
| Mainfroy de Châteauneuf - Commandeur du Puy |
Témoin de la transaction de 1273. |
| Jourdain de Montlaur - Abbé du Monastier-Saint-Chaffre |
Acquéreur du domaine en 1273. |
| Nohé de Jourda - Propriétaire en 1616 |
Acheteur sous emphytéose. |
Origine et histoire
La chapelle du Fraisse, située à Beauzac dans la Haute-Loire, est un vestige d’un ancien domaine agricole médiéval. Construite au XIIIe siècle par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, elle faisait partie d’un prieuré incluant une église, un cimetière et des bâtiments agricoles. Les soubassements de la maison attenante sont encore visibles aujourd’hui, témoignant de son passé fonctionnel et religieux.
Le site, occupé dès le Néolithique, était probablement un lieu de culte celtique avant sa christianisation. Les Hospitaliers, arrivés dans le Velay au XIIe siècle, y établirent une commanderie agricole. En 1273, le domaine fut échangé avec l’abbaye Saint-Chaffre, devenant un prieuré bénédictin. La chapelle, de style roman avec une porte ogivale, est surmontée de trois clochetons typiques.
Pendant la Révolution française, la chapelle fut pillée : ses objets de culte disparurent en 1794, bien que son clocher ait été épargné. Au XIXe siècle, elle devint un bien communal, mais le culte y fut abandonné en 1817. Dégradée au XXe siècle (un arbre poussait sur sa voûte), elle fut restaurée entre 1970 et 2003. Aujourd’hui, elle domine les gorges du Ramel, entre les villages du Fraisse-Haut et du Fraisse-Bas.
Son nom viendrait des frênes (fraisse en occitan) entourant le site. La chapelle, inscrite aux monuments historiques en 1972, illustre l’héritage hospitalier et bénédictin de la région. Les fouilles et archives locales révèlent aussi des traces d’occupation préhistorique, soulignant son importance multiséculaire.
Architecturalement, la nef unique voûtée en berceau et la porte latérale sculptée (démontée en 1925) reflètent son évolution. Le domaine, vendu en 1616 à la famille Jourda, fut maintenu comme lieu de culte jusqu’à la Révolution. Les registres municipaux et les actes notariés documentent son histoire mouvementée, entre abandon et préservation.