Frise chronologique
1120-1130
Construction par les bénédictins
Construction par les bénédictins
1120-1130 (≈ 1125)
Édification sur un sanctuaire antérieur en champ de genêts.
1749
Séparation de l'édifice
Séparation de l'édifice
1749 (≈ 1749)
Sentence royale divisant la chapelle en deux.
1973
Sauvetage de la démolition
Sauvetage de la démolition
1973 (≈ 1973)
Chapelle préservée après menace de destruction.
20 juillet 1980
Classement monument historique
Classement monument historique
20 juillet 1980 (≈ 1980)
Protection officielle incluant les peintures murales.
1997
Première exposition contemporaine
Première exposition contemporaine
1997 (≈ 1997)
Début de la programmation par Le Carré.
2003
Label centre d'art contemporain
Label centre d'art contemporain
2003 (≈ 2003)
Reconnaissance par le ministère de la Culture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle du Genneteil, y compris les peintures murales (cad. AE 321) : classement par arrêté du 9 juillet 1980
Personnages clés
| Gilles Marais - Principal du collège de Château-Gontier |
Opposant dans le conflit de 1749. |
| Bertrand Godot - Directeur du Carré (cité) |
Évoque l’architecture comme « coquille vide ». |
Origine et histoire
La chapelle du Genêteil, située à Château-Gontier-sur-Mayenne, est un édifice roman pur construit entre 1120 et 1130 par les bénédictins de l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers. Elle remplace un modeste sanctuaire érigé dans un champ de genêts, lui valant son nom. Sous le vocable initial de Notre-Dame, elle devient l’église de la Trinité à partir de 1750. Son architecture se distingue par une nef de 27 mètres, un transept et un chœur en abside, surmontés d’une voûte en coupole. La façade ouest, sobre, est marquée par des contreforts plats et des archivoltes dépourvues d’ornements.
Au fil des siècles, la chapelle change plusieurs fois de fonction : lieu de culte monastique, annexe d’un collège communal au XVIIIe siècle, puis casernement. Au XIXe siècle, elle retrouve brièvement une vocation religieuse avant de subir des restaurations malencontreuses dans les années 1960. Menacée de démolition en 1973, elle est sauvée et classée monument historique en 1980. Une fouille archéologique y est menée en 1975, révélant des éléments de son passé médiéval.
Depuis 1997, la chapelle abrite un centre d’art contemporain géré par Le Carré, scène nationale de Château-Gontier. Labellisé en 2003 par le ministère de la Culture, ce centre programme des expositions in situ, finance la création d’œuvres et mène des actions de médiation. L’architecture dépouillée de la nef, longue de 27 mètres, inspire les artistes contemporains, accueillant peintures, sculptures, performances ou installations. Environ quatre expositions y sont organisées annuellement, mêlant jeunes talents et artistes confirmés.
Le bâtiment est propriété de la commune depuis son classement en 1980, qui inclut les peintures murales encore visibles. Subventionné par la DRAC Pays de la Loire, le département de la Mayenne et la ville, le centre perpétue une double mission : préserver un patrimoine roman rare et dynamiser la création artistique en milieu semi-rural. La chapelle symbolise ainsi la réappropriation d’un lieu historique au service de la culture contemporaine.