Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Chapelle du Genneteil à Château-Gontier en Mayenne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle romane Musée

Chapelle du Genneteil

    3 Rue du Général Lemonnier
    53200 Château-Gontier-sur-Mayenne
Propriété de la commune
Chapelle du Genêteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Chapelle du Genneteil
Crédit photo : Romain Bréget - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1700
1800
1900
2000
1120-1130
Construction par les bénédictins
1749
Séparation de l'édifice
1973
Sauvetage de la démolition
20 juillet 1980
Classement monument historique
1997
Première exposition contemporaine
2003
Label centre d'art contemporain
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle du Genneteil, y compris les peintures murales (cad. AE 321) : classement par arrêté du 9 juillet 1980

Personnages clés

Gilles Marais - Principal du collège de Château-Gontier Opposant dans le conflit de 1749.
Bertrand Godot - Directeur du Carré (cité) Évoque l’architecture comme « coquille vide ».

Origine et histoire

La chapelle du Genêteil, située à Château-Gontier-sur-Mayenne, est un édifice roman pur construit entre 1120 et 1130 par les bénédictins de l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers. Elle remplace un modeste sanctuaire érigé dans un champ de genêts, lui valant son nom. Sous le vocable initial de Notre-Dame, elle devient l’église de la Trinité à partir de 1750. Son architecture se distingue par une nef de 27 mètres, un transept et un chœur en abside, surmontés d’une voûte en coupole. La façade ouest, sobre, est marquée par des contreforts plats et des archivoltes dépourvues d’ornements.

Au fil des siècles, la chapelle change plusieurs fois de fonction : lieu de culte monastique, annexe d’un collège communal au XVIIIe siècle, puis casernement. Au XIXe siècle, elle retrouve brièvement une vocation religieuse avant de subir des restaurations malencontreuses dans les années 1960. Menacée de démolition en 1973, elle est sauvée et classée monument historique en 1980. Une fouille archéologique y est menée en 1975, révélant des éléments de son passé médiéval.

Depuis 1997, la chapelle abrite un centre d’art contemporain géré par Le Carré, scène nationale de Château-Gontier. Labellisé en 2003 par le ministère de la Culture, ce centre programme des expositions in situ, finance la création d’œuvres et mène des actions de médiation. L’architecture dépouillée de la nef, longue de 27 mètres, inspire les artistes contemporains, accueillant peintures, sculptures, performances ou installations. Environ quatre expositions y sont organisées annuellement, mêlant jeunes talents et artistes confirmés.

Le bâtiment est propriété de la commune depuis son classement en 1980, qui inclut les peintures murales encore visibles. Subventionné par la DRAC Pays de la Loire, le département de la Mayenne et la ville, le centre perpétue une double mission : préserver un patrimoine roman rare et dynamiser la création artistique en milieu semi-rural. La chapelle symbolise ainsi la réappropriation d’un lieu historique au service de la culture contemporaine.

Liens externes