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Chapelle du Loc'h à Peumerit-Quintin en Côtes-d'Armor

Eglise gothique Patrimoine religieux Chapelle gothique Clocher-mur

Chapelle du Loc'h

    D2022480 Peumerit-Quintin
Propriété de la commune
Chapelle du Loch
Chapelle du Loch
Crédit photo : Msansm1 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1160
Première mention écrite
1496
Date inscrite sur un vitrail
1504
Don de la famille Taret
Fin XVe - XVIe siècle
Période de construction principale
22 mars 1930
Inscription aux Monuments Historiques
Années 1980-1990
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle du Loch (cad. C 170) : inscription par arrêté du 22 mars 1930

Personnages clés

Conan IV - Duc de Bretagne Confirme donation aux Hospitaliers en 1160
Pierre de Keramborgne - Commandeur de La Feuillée Revendique la commanderie du Loc’h au XVe
Famille Taret - Donateurs locaux Financement de travaux en 1504
Sigismond Ropartz - Historien du XIXe siècle Décrit écussons et vitraux disparus

Origine et histoire de la Chapelle du Loc'h

La chapelle du Loc'h, située à Peumerit-Quintin dans les Côtes-d’Armor, est un édifice religieux des XVIe et XVIIe siècles, inscrit aux Monuments Historiques le 22 mars 1930. Elle se distingue par son plan en croix latine, son porche voûté en berceau, et des éléments gothiques comme des chapiteaux feuillagés ou des crédences trilobées. Son histoire est marquée par des restaurations majeures dans les années 1980-1990, après un état de dégradation avancée dans les années 1950.

La chapelle est liée à l’ordre des Hospitaliers, mentionnée dès 1160 dans une charte de Conan IV confirmant une donation. Au XVe siècle, elle dépendait de la commanderie de La Feuillée, comme en témoignent les revendications du commandeur Pierre de Keramborgne. Les familles locales, comme les Taret (donateurs au début du XVIe siècle), et les lignages nobles (Rostrenen, Quélen) ont marqué son histoire, comme le révèlent les écussons disparus des vitraux.

À l’intérieur, subsistent des sablières sculptées et deux autels, probablement issus d’un grand retable en granit aujourd’hui disparu. Une dalle funéraire et des fragments architecturaux (pinacles, colonnes) évoquent son passé médiéval et renaissant. Le site, entouré d’un ancien cimetière et d’un placître clos, incluait aussi un ossuaire et un manoir en ruine dès le XVIIe siècle. Les vitraux contemporains reprennent les inscriptions des verrières originales, dont une datée de 1496.

La chapelle, propriété communale, a vu son autel principal déplacé en 1961 vers l’église de Peumerit-Quintin en raison de son état de délabrement. Sa restauration dans les années 1980, portée par l’association Les Amis de la chapelle du Loch, a permis de sauver ce patrimoine breton, témoin des liens entre commanderies hospitalières et communautés locales.

Le village du Loc’h, situé dans une zone humide à 3 km du bourg, conservait aussi un moulin de commanderie et des traces de biefs. Le site, marqué par l’histoire des Hospitaliers, illustre l’importance des chapelles treviales (succursales paroissiales) en Bretagne, souvent associées à des manoirs seigneuriaux ou à des ordres religieux. Son architecture mêle influences gothiques tardives et renaissantes, typiques de la région.

Liens externes

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