Origine et histoire de la Chapelle du lycée Saint-Caprais
Le Collège de Saint-Caprais, aujourd'hui lycée privé sous contrat relevant de l'académie de Bordeaux, est situé près de la gare d'Agen, dans le Lot-et-Garonne. Fondé à la suite de la loi Falloux par monseigneur de Levezou de Vesins et confié à l'abbé Emmanuel de Vivie de Régie, l'établissement ouvrit ses portes le 4 novembre 1850 sur un terrain jouxtant la collégiale devenue cathédrale Saint-Caprais. Le clergé diocésain a d'abord dirigé l'école, qui scolarisait les garçons du primaire au baccalauréat ; elle fut confiée aux assomptionnistes en 1929 avant de revenir sous tutelle diocésaine. Dans les années 1930, des terrains de sport furent aménagés et les bâtiments réaménagés ; la bénédiction des nouveaux locaux eut lieu le 17 mai 1931, suivie de festivités. Un gymnase fut ajouté en 1996. L'établissement devint mixte en 1970, accueillant filles et garçons, avec des possibilités d'internat et d'hébergement partagées avec l'établissement voisin Sainte-Foy. À la même période, la série G s'est transformée en plusieurs séries technologiques. En 1993, une formation post-baccalauréat fut ouverte avec seize élèves la première année. À partir de 1986, d'importants travaux modernisèrent façades, huisseries et espaces d'étude ; le préau fut transformé en salle polyvalente, un CDI et une bibliothèque furent installés, et un immeuble jouxtant la rue Raspail fut reconstruit pour accueillir sanitaires, chapelle, classes et logement de fonction. La salle capitulaire attenante, joyau de l'art roman de style toulousain, a été mise au jour lors de la création de l'école et classée monument historique en 1906 ; ses chapiteaux historiés racontent la naissance de Jésus et l'adoration des mages. Cette salle, divisée en six travées par des colonnes adossées et deux colonnes de marbre centrales, sert aujourd'hui de chapelle au lycée. À proximité, le monument aux morts portant les noms des anciens élèves tombés au combat fut inauguré le 26 octobre 1921 après une souscription des anciens. Le lycée propose les séries générales ES, L et S ainsi que la série technologique STMG. Les enseignements d'exploration comprennent informatique et création numérique, sciences économiques et sociales, principes fondamentaux de l'économie et de la gestion, méthodes et pratiques scientifiques, langues vivantes 3 (italien ou latin) et littérature et société. Cinq langues sont enseignées : anglais, espagnol, allemand, italien (par correspondance) et latin. Parmi les options communes à toutes les séries figurent une section européenne allemand, un enseignement d'English Studies axé sur l'expression orale, la préparation aux certifications Cambridge First et Advanced, ainsi que le théâtre. Le lycée mène des projets internationaux, notamment le programme Erasmus+ "Présent pour le futur" (2016-2018) associant cinq partenaires européens autour d'un volet de développement durable visant la valorisation écologique d'un site naturel à Montesquieu. Des échanges scolaires ont eu lieu en 2018 en Espagne (Saint-Sébastien) et en Allemagne (Ergolding). Saint-Caprais développe également des actions sportives, notamment la promotion du rugby à XV féminin par un enseignement hebdomadaire de quatre heures et des partenariats avec le SUA, le 48e régiment de transmission d'Agen, le XV du Pacifique et l'association Rugby sans différence. Les BTS, installés sur le site de l'Ermitage, sont la formation NDRC (Négociation et digitalisation de la relation client) et la formation CG (Comptabilité et gestion). L'internat, d'une capacité totale de 120 places réparties en 60 lits pour les filles et 60 pour les garçons, offre deux heures d'étude quotidiennes aux pensionnaires et propose des activités sportives et culturelles variées. En 2016, les résultats au baccalauréat furent remarquables, avec 98,41 % de réussite pour les séries générales et 94 % pour la série STMG. Parmi les personnalités liées à l'établissement figurent Joseph Chaumié, René Souèges, Marc de Ranse, Jean Torthe, monseigneur Jean‑Marie Maury, Eugène Reilhac, Jean Bru, Michel Serres, Bellino Ghirard, Jean‑Pierre Poussou, Luc Lafforgue et Candice Pascal. La bibliographie cite notamment l'ouvrage d'André Mateu, des articles de presse et des ressources locales sur le patrimoine d'Agen et la restauration du collège.