Frise chronologique
1884
Construction de la grotte
Construction de la grotte
1884 (≈ 1884)
Grotte dédiée à Notre-Dame de Lourdes
1892
Édification de la chapelle
Édification de la chapelle
1892 (≈ 1892)
Sur plans de Rémy Jacquemin
19 juillet 2005
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
19 juillet 2005 (≈ 2005)
Protection de l’ensemble du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité, la grotte Notre-Dame de Lourdes, les escaliers, les rampes et les murs de soutènement des terrasses ainsi que le sol de la parcelle AB 120 sur laquelle ils sont situés : inscription par arrêté du 19 juillet 2005
Personnages clés
| Rémy Jacquemin - Architecte |
Concepteur de la chapelle en 1892 |
Origine et histoire
La chapelle du Rosaire de Bruley, située dans le village de Bruley en région Grand Est, a été construite au 4e quart du XIXe siècle, dans un contexte de renouveau des pèlerinages mariaux en France. Elle fait suite à l’édification d’une grotte dédiée à Notre-Dame de Lourdes en 1884, reflétant l’influence des apparitions de Lourdes (1858) sur la dévotion locale. Le site, conçu comme un ensemble religieux étagé, s’organise en trois terrasses reliées par des rampes et des escaliers, avec la chapelle occupant le niveau inférieur.
La chapelle, érigée en 1892 d’après les plans de l’architecte Rémy Jacquemin, se distingue par son plan à trois absides desservies par un déambulatoire ouvert. Les murs intérieurs sont ornés de panneaux de céramique représentant les quinze mystères du Rosaire, découpés selon les contours des figures, une technique caractéristique de la manufacture de Toul-Bellevue à la fin du XIXe siècle. Les baies, fermées par des grilles en fer forgé, allient motifs floraux et mots de l’Ave Maria, œuvres du ferronnier Drouard. Ce décor témoigne de l’artisanat local et de l’importance accordée à l’esthétique dévotionnelle.
Classée Monument Historique par arrêté du 19 juillet 2005, la chapelle protège également la grotte, les escaliers, les rampes et les murs de soutènement des terrasses. Le site, propriété d’une association diocésaine, s’inscrit dans un mouvement plus large de revitalisation des lieux de culte mariaux en Lorraine, marqué par une fusion entre architecture religieuse, art céramique et ferronnerie d’art. La précision de sa localisation (notée 8/10) et son état de conservation en font un exemple remarquable du patrimoine dévotionnel de la région.