Frise chronologique
avril 1917
Combats du Chemin des Dames
Combats du Chemin des Dames
avril 1917 (≈ 1917)
Début des offensives à Cerny-en-Laonnois.
1950
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1950 (≈ 1950)
Édification du premier monument commémoratif.
1963
Érection de la lanterne des morts
Érection de la lanterne des morts
1963 (≈ 1963)
Achèvement de l'ensemble commémoratif.
28 mars 2017
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
28 mars 2017 (≈ 2017)
Protection officielle de l'ensemble architectural.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
En totalité, la chapelle du Souvenir et la lanterne des Morts, tel que figuré sur le plan annexé à l'arrêté (cad. B 585) : inscription du 28 mars 2017
Personnages clés
| Général Nivelle - Commandant militaire |
Responsable de l'offensive de 1917. |
| R. Longepied - Architecte |
Concepteur de la chapelle du Souvenir. |
| Bernard Boullié - Architecte |
Co-auteur du projet commémoratif. |
Origine et histoire
La chapelle du Souvenir et la lanterne des morts de Cerny-en-Laonnois sont des édifices commémoratifs dédiés aux soldats tombés lors des combats du Chemin des Dames pendant la Première Guerre mondiale. Situés dans le département de l'Aisne, à l'entrée de la nécropole du village, ces monuments rappellent les violents affrontements d'avril 1917, lorsque le général Nivelle tenta de percer le front allemand sur ce plateau stratégique. Ce lieu symbolise la mémoire tardive d'une bataille meurtrière, longtemps sous-estimée dans l'historiographie française.
La chapelle, construite en 1950, et la lanterne des morts, érigée en 1963, matérialisent une reconnaissance officielle des sacrifices consentis sur ce territoire. Leur édification, séparée par treize ans, reflète les difficultés à commémorer cet épisode douloureux. L'ensemble a été inscrit aux monuments historiques le 28 mars 2017, soulignant son importance patrimoniale et mémorielle. Les architectes R. Longepied et Bernard Boullié ont conçu ces structures pour l'association diocésaine, intégrant le site dans le paysage de deuil collectif.
Le projet mémoriel remonte aux années 1930, mais sa réalisation fut retardée par les bouleversements politiques et économiques du XXe siècle. Ce délai explique pourquoi ces monuments, bien que récents, commémorent des événements survenus près d'un demi-siècle plus tôt. Leur localisation précise à Cerny-en-Laonnois, où débutèrent les offensives du Chemin des Dames, en fait un lieu central pour comprendre cette page sombre de l'histoire militaire française.