Frise chronologique
1916
Mort de Jean du Bos
Mort de Jean du Bos
1916 (≈ 1916)
Lieutenant tué à Rancourt, inspirant la chapelle.
1923
Construction et inauguration
Construction et inauguration
1923 (≈ 1923)
Chapelle érigée et inaugurée par la maréchale Foch.
1937
Cession au Souvenir français
Cession au Souvenir français
1937 (≈ 1937)
Gestion confiée à l’association mémorielle.
1996
Protection des vitraux
Protection des vitraux
1996 (≈ 1996)
Inscription des vitraux comme monuments historiques.
2016
Protection de la chapelle
Protection de la chapelle
2016 (≈ 2016)
Inscription totale au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle du Souvenir français en totalité (cad. C 43) : inscription par arrêté du 14 septembre 2016
Personnages clés
| Jean du Bos - Lieutenant du 94e Régiment d’Infanterie |
Inspirateur de la chapelle, mort en 1916. |
| Madame du Bos (née Mathilde Johnston) - Mère du lieutenant, initiatrice |
Lance le projet commémoratif en 1917. |
| Maréchale Foch - Présidente du comité post-1919 |
Inaugure la chapelle en 1923. |
Origine et histoire
La Chapelle du Souvenir français, située à Bouchavesnes-Bergen dans la Somme, fut construite en 1923 à l’initiative de la famille du lieutenant Jean du Bos, mort au combat en septembre 1916 lors de la bataille de la Somme. Ce lieu commémoratif, érigé près de la nécropole nationale de Rancourt, honore les soldats français disparus pendant les batailles de Picardie entre 1914 et 1918. Le projet fut initialement porté par Madame du Bos, mère du lieutenant, puis repris après sa mort par la maréchale Foch, qui inaugura le monument en 1923.
La chapelle, conçue comme un mémorial en l’absence de monument national pour ces batailles, arbore sur son tympan une inscription dédiée aux soldats tombés. Ses murs extérieurs portent les noms des unités ayant combattu dans la région, tandis que l’intérieur abrite des vitraux réalisés par les ateliers Mauméjean, représentant des figures historiques comme Jeanne d’Arc ou Thérèse de Lisieux. Ces vitraux, ainsi que la chapelle elle-même, sont protégés au titre des monuments historiques depuis 1996 et 2016.
À l’origine propriété privée, la chapelle fut cédée en 1937 à l’association Le Souvenir français, qui en assure depuis la gestion. Chaque année, une cérémonie commémorative y est organisée le deuxième dimanche de septembre. Un centre d’interprétation adjacent, ouvert saisonnièrement, explore le rôle des religions pendant la Première Guerre mondiale, offrant un éclairage historique et sociologique sur leur influence auprès des soldats et des civils.
Le site s’inscrit dans un paysage marqué par la nécropole nationale de Rancourt, qui rassemble plus de 8 500 dépouilles de soldats français, dont celles de combattants de la Seconde Guerre mondiale. La chapelle, par son architecture et sa vocation mémorielle, symbolise à la fois le deuil des familles et la reconnaissance nationale envers les victimes des conflits du XXe siècle.