Frise chronologique
IXe siècle
Première chapelle attestée
Première chapelle attestée
IXe siècle (≈ 950)
Présence d’un édifice religieux initial.
XIVe–XVe siècles
Dépendance de Valprofonde
Dépendance de Valprofonde
XIVe–XVe siècles (≈ 1550)
Prieuré ou grange monastique fortifiée.
XVIIe siècle
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
XVIIe siècle (≈ 1750)
Édifice actuel principalement bâti.
1789–1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1789–1799 (≈ 1794)
Achat par un habitant local.
1865
Disparition des ermites
Disparition des ermites
1865 (≈ 1865)
Mort du dernier ermite résident.
1905
Devenue propriété communale
Devenue propriété communale
1905 (≈ 1905)
Transfert à la commune d’Aillant.
1975–1978
Restauration et protection
Restauration et protection
1975–1978 (≈ 1977)
Inscription aux monuments historiques en 1978.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle-ermitage Sainte-Anne (cad. AD 211) : inscription par arrêté du 6 septembre 1978
Personnages clés
| Abbé Camille Pautrat - Curé d’Aillant-sur-Tholon |
Initie une restauration au XIXe siècle. |
| Abbé Louis Junot - Meneur de la sauvegarde |
Dirige les travaux à partir de 1975. |
| Dernier ermite (anonyme) - Dernier occupant religieux |
Décédé en 1865 dans la chapelle. |
Origine et histoire
La chapelle-ermitage Sainte-Anne d'Aillant-sur-Tholon, située dans le département de l'Yonne en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux principalement construit au XVIIe siècle. Consacrée à sainte Anne, mère de la Vierge Marie, elle remplace une première chapelle attestée dès le IXe siècle. Ce lieu de culte, dépendant autrefois de la chartreuse de Valprofonde aux XIVe et XVe siècles, fut entouré de fortifications et servit d’ermitage jusqu’au XIXe siècle. Son architecture porte les traces des reconstructions successives après les conflits comme la guerre de Cent Ans ou les guerres de Religion.
Vendue comme bien national pendant la Révolution française, la chapelle fut rachetée par un habitant d’Aillant-sur-Tholon, qui la rendit au culte après la Terreur. Elle abritait alors des ermites jusqu’à la mort du dernier en 1865. Au XXe siècle, l’abbé Camille Pautrat entreprit sa restauration avant qu’elle ne devienne propriété communale en 1905. Menacée de ruine, elle fut sauvée à partir de 1975 par une association locale dirigée par l’abbé Louis Junot, aboutissant à son inscription aux monuments historiques en 1978.
Aujourd’hui, la chapelle-ermitage Sainte-Anne accueille deux messes annuelles, liées aux fêtes de sainte Anne (26 juillet) et de la Nativité de la Vierge Marie (8 septembre). Elle sert également de cadre à des célébrations comme les mariages ou baptêmes, ainsi qu’à des événements culturels organisés par l’association de sauvegarde. Son histoire reflète à la fois les bouleversements religieux et politiques de la France, et l’attachement local à ce patrimoine spirituel et architectural.