Date inscrite sur le chevet 1668 (≈ 1668)
Campagne de construction ou rénovation attestée.
XVIIe - XVIIIe siècles
Période de construction principale
Période de construction principale XVIIe - XVIIIe siècles (≈ 1850)
Style architectural mixte gothique-Renaissance.
11 février 1964
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 février 1964 (≈ 1964)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle et croix de la Trinité (cad. C 1268) : inscription par arrêté du 11 février 1964
Personnages clés
Seigneurs de La Haye de Guernaham - Propriétaires et mécènes
Armes gravées sur chevet et chœur.
Origine et histoire de la Chapelle et de la croix de la Trinité
La chapelle et la croix de la Trinité, situées au Vieux-Marché dans les Côtes-d’Armor (Bretagne), forment un ensemble religieux remarquable des XVIIe et XVIIIe siècles. L’édifice, de plan rectangulaire à nef unique, arbore un chevet à pans coupés surmonté de gâbles, typique d’une transition entre les styles gothique et Renaissance. Une inscription portant la date 1668 figure sur l’un des contreforts, suggérant une campagne de construction ou de rénovation à cette période. La chapelle appartenait autrefois aux seigneurs de La Haye de Guernaham, dont les armes sont gravées sur le chevet et dans le chœur, attestant de leur patronage.
La croix associée, posée sur un socle massif orné de boutons, présente un fût surmonté d’un crucifix à double face : le Christ d’un côté, une scène de descente de croix de l’autre. Le monument repose sur un banc de pierre ceinturant trois de ses côtés, incluant un autel accolé. L’ensemble, classé Monument Historique par arrêté du 11 février 1964, illustre l’importance des lieux de dévotion en Bretagne à l’époque moderne. La chapelle, orientée nord-sud, se distingue par son clocheton ajouré coiffé d’une croix, et ses contreforts circulaires ornés de pinacles.
Architecturalement, la chapelle combine un moyen appareil de granite et des éléments défensifs comme des canonnières formant gargouilles, reflétant peut-être une période de troubles locaux. Le site inclut également une fontaine de dévotion, typique des ensembles religieux bretons, où les pèlerins venaient se recueillir. Les seigneurs de La Haye de Guernaham, famille noble locale, ont marqué le monument de leur emblème, soulignant leur rôle dans la vie religieuse et sociale de la région.
La protection au titre des monuments historiques en 1964 a permis de préserver ce patrimoine, témoin des pratiques dévote et de l’art religieux breton entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. Aujourd’hui propriété de la commune du Vieux-Marché, le site reste un exemple caractéristique des chapelles rurales bretonnes, mêlant fonctions spirituelles, symboles seigneuriaux et architecture hybride.