Frise chronologique
1197
Première mention textuelle
Première mention textuelle
1197 (≈ 1197)
Nom de la chapelle cité
XVe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
XVe siècle (≈ 1550)
Style gothique tardif
Début XVIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Voûte en carène bois-plâtre
1756
Décor intérieur baroque
Décor intérieur baroque
1756 (≈ 1756)
Commande de Marie de Bretagne
4 juillet 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
4 juillet 2000 (≈ 2000)
Chapelle et croix protégées
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle et croix de l'ancien cimetière autour de l'église (cad. A 86) : classement par arrêté du 4 juillet 2000
Personnages clés
| Marie de Bretagne - Commanditaire du décor |
Décor stuc polychrome 1756 |
Origine et histoire
La chapelle de Barain, mentionnée dès 1197 dans les archives, est un édifice composite reflétant plusieurs siècles d’histoire architecturale. Son chœur, datant du XVe siècle, est prolongé par une sacristie du XVIIIe siècle, tandis que sa nef voûtée en carène de bois et plâtre remonte au début du XVIe siècle. La porte occidentale, ornée d’une accolade typique de la fin du XVe siècle, et le porche du XVIe siècle témoignent de son évolution stylistique, entre tradition gothique et influences Renaissance.
En 1756, Marie de Bretagne commande un décor intérieur en stuc polychrome, introduisant un style baroque flamboyant qui contraste avec la sobriété des églises bourguignonnes. Ce décor, exceptionnel pour la région, marque une rupture esthétique et souligne le mécénat aristocratique local. La chapelle, classée Monument Historique en 2000, inclut également une croix de l’ancien cimetière, rappelant son rôle central dans la vie communautaire et religieuse du hameau.
Le monument illustre ainsi les strates historiques d’Avosnes, depuis son origine médiévale jusqu’à son embellissement sous l’Ancien Régime. Son architecture hybride et son décor baroque en font un témoignage rare des échanges artistiques en Bourgogne-Franche-Comté, entre héritage gothique et apports extérieurs comme celui de Marie de Bretagne.