Fusillade des royalistes 1795 (≈ 1795)
206 exécutés par les républicains à Brech.
1824
Début de la construction
Début de la construction 1824 (≈ 1824)
Chapelle commémorative initiée par souscription.
1829
Achèvement de la chapelle
Achèvement de la chapelle 1829 (≈ 1829)
Dirigée par l’architecte Caristie.
30 décembre 1983
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 30 décembre 1983 (≈ 1983)
Chapelle et aménagement paysager protégés.
mai 2015
Annonce de restauration
Annonce de restauration mai 2015 (≈ 2015)
Financement par le prince Louis de Bourbon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs avec son aménagement paysager (cad. G 12, 13) : classement par arrêté du 30 décembre 1983
Personnages clés
Auguste Caristie - Architecte
Concepteur de la chapelle en 1829.
Général Hoche - Commandant républicain
Ordonna les fusillades de 1795.
Prince Louis de Bourbon - Mécène
Finança la restauration en 2015.
Origine et histoire de la Chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs
La chapelle expiatoire du Champ-des-Martyrs, située à Brech dans le Morbihan, a été construite en 1829 sous la direction de l’architecte Auguste Caristie. Elle commémore les 206 royalistes fusillés en 1795 par les troupes républicaines du général Hoche, lors de l’Affaire de Quiberon, un épisode marquant des guerres de Vendée. Les corps, à peine ensevelis dans les marais de Kerzo, ont motivé l’édification de ce lieu de mémoire, où une partie des ossements a été transférée vers la Chartreuse d’Auray.
L’édifice, de style néo-classique, s’inscrit dans un ensemble paysager classé Monument Historique depuis 1983. Il arbore deux inscriptions latines : « Hic Ceciderunt » (Ici ils tombèrent) au-dessus de la porte, et « In Memoria Eterna Erunt Justi » (Dans la mémoire éternelle, ils seront justes) sur le fronton. À l’intérieur, un autel en marbre et un retable néo-classique honorent les victimes, tandis que l’aménagement extérieur, avec ses pelouses et ses banquettes taludées, renforce son caractère solennel.
Ce monument s’inscrit dans un contexte historique plus large : celui du débarquement manqué de 5 400 émigrés royalistes en juin 1795, soutenus par l’Angleterre, pour restaurer la monarchie. Leur défaite face à l’armée républicaine du général Hoche scella le sort de 748 fusillés, dont 206 à Brech. La chapelle, financée par souscription dès 1823, symbolise à la fois la réconciliation et la mémoire des conflits révolutionnaires. En 2015, le prince Louis de Bourbon a annoncé son soutien à la restauration du site, soulignant son importance patrimoniale et mémorielle.