Frise chronologique
1856–1900
Mandat de Jules Hunebelle
Mandat de Jules Hunebelle
1856–1900 (≈ 1878)
Maire de Clamart pendant 44 ans.
1899
Début des travaux
Début des travaux
1899 (≈ 1899)
Lancement par l’entrepreneur Delage.
1900
Décès de Jules Hunebelle
Décès de Jules Hunebelle
1900 (≈ 1900)
Chapelle inachevée à sa mort.
1902
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1902 (≈ 1902)
Terminée par les héritiers de Hunebelle.
23 août 2006
Classement monument historique
Classement monument historique
23 août 2006 (≈ 2006)
Inscription au titre des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle funéraire en totalité (cad. AO 10) : inscription par arrêté du 23 août 2006
Personnages clés
| Jules Hunebelle (Pierre Alphonse dit) - Maire de Clamart (1856–1900) |
Commanditaire de la chapelle funéraire. |
| Raymond (ou Georges) Barbaud - Architecte |
Co-concepteur du monument avec Bauhain. |
| Édouard Bauhain - Architecte |
Co-auteur des plans de la chapelle. |
| Henri Bichi - Mosaïste |
Auteur des décors intérieurs disparus. |
| Champigneulle - Maître-verrier |
Réalisateur des vitraux de la chapelle. |
| Delage - Entrepreneur |
Responsable du début des travaux. |
Origine et histoire
La chapelle funéraire de Jules Hunebelle, située dans le cimetière communal de Clamart (Hauts-de-Seine), a été construite en 1900 par les architectes Raymond Barbaud (ou Georges Barbaud selon les sources) et Édouard Bauhain. Commandée par Jules Hunebelle, maire de Clamart de 1856 à 1900, elle adopte un style romano-byzantin inspiré des restaurations des cathédrales de Périgueux et d’Angoulême, ainsi que de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre. Le mausolée, conçu comme une petite église en croix grecque, est surmonté d’une coupole portée par un tambour ajouré et se termine par une abside semi-circulaire. Sa construction, débutée en 1899 par l’entrepreneur Delage, fut achevée en 1902 par les héritiers de Hunebelle après sa mort en 1900.
La décoration de la chapelle mobilisa plusieurs artisans renommés : les sculpteurs Gauthier et Rousselet, le marbrier Derville, le maître-verrier Champigneulle, et le fondeur Chertier Lesage, qui réalisa les portes d’entrée. À l’origine, des mosaïques signées Henri Bichi devaient orner l’intérieur, dont un Christ sauveur du monde dans l’abside, mais elles ont aujourd’hui disparu. Les figures sculptées prévues sous le tambour de la coupole n’ont quant à elles probablement jamais été exécutées. Outre les membres de la famille Hunebelle, la chapelle abrite aussi la sépulture du curé de la paroisse, décédé en 1899.
Inscrite au titre des monuments historiques depuis le 23 août 2006, la chapelle est édifiée en pierre d’Eurville avec un remplissage en roche locale de Clamart. Sa protection concerne l’intégralité du bâtiment (cadastre AO 10), et elle appartient aujourd’hui à la commune. Son architecture et son histoire reflètent l’influence des courants artistiques de la fin du XIXe siècle, mêlant néoroman et byzantin, tout en témoignant du rôle des élites locales dans la commanditaire de monuments funéraires ostentatoires.
Les sources disponibles, notamment Wikipedia et Monumentum, soulignent son importance patrimoniale dans les Hauts-de-Seine. La chapelle se situe précisément au 26 rue du Bois-Tardieu, bien que certaines données GPS la placent à proximité de l’avenue du Général de Gaulle. Son état de conservation et sa localisation exacte dans le cimetière restent cependant à préciser, avec une évaluation de localisation jugée médiocre (note 5/10) par les contributeurs.