Frise chronologique
1497
Première mention de Montjehan
Première mention de Montjehan
1497 (≈ 1497)
Seigneurie dépendant de Bridiers.
2e moitié du XVe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
2e moitié du XVe siècle (≈ 1550)
Période de construction gothique.
1623
Aveu décrivant le château
Aveu décrivant le château
1623 (≈ 1623)
Mention des fortifications et dépendances.
avant 1825
Destruction du manoir
Destruction du manoir
avant 1825 (≈ 1825)
Disparition avant le cadastre.
30 octobre 1963
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
30 octobre 1963 (≈ 1963)
Protection de la chapelle gothique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle gothique du XVe siècle, vestige du château de Montjouan (cad. G 765) : inscription par arrêté du 30 octobre 1963
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun nom. |
Origine et histoire
La chapelle gothique d'Azerables, située dans la commune du même nom en Nouvelle-Aquitaine, est le seul vestige subsistant du château de Montjouan. Construite dans la seconde moitié du XVe siècle, elle occupait l'angle nord-est du château et participait à sa défense grâce à une tour accolée et un contrefort surmonté d'une bretèche. L'édifice, de plan quadrilatère, se compose de deux travées trapézoïdales voûtées d'ogives, avec une porte en calcaire ornée d'un tympan sculpté représentant un écu et des têtes grimaçantes.
Le tympan de la porte en accolade est décoré de deux têtes de lions mutilées tenant une feuille, sculptées dans du calcaire. Le mur sud conserve les traces d'une cheminée, probablement liée à une cuisine, et les restes d'une tour sont visibles contre le mur ouest. La chapelle était intégrée à un corps de bâtiment indépendant du logis principal, en bordure de l'enceinte du château. La seigneurie de Montjehan, dont dépendait ce site, est mentionnée pour la première fois en 1497, sous la dépendance de la vicomté de Bridiers.
Un aveu de 1623 décrit le château avec ses fortifications, ses dépendances et une tour d'escalier, mais le manoir était déjà détruit avant 1825, comme en témoigne son absence sur le cadastre de cette date. La chapelle, quant à elle, est toujours mentionnée sur ce cadastre et a survécu jusqu'à nos jours. Elle a été inscrite comme Monument Historique par arrêté du 30 octobre 1963, protégeant ainsi ce rare exemple d'architecture gothique militaire et religieuse.
La façade occidentale a été reprise et consolidée à l'époque moderne par deux contreforts, tandis que le site du château, aujourd'hui disparu, ne laisse plus deviner qu'un carré irrégulier d'environ 25 mètres de côté, marqué par quelques levées de terre. La chapelle illustre ainsi l'évolution d'un site seigneurial, où les fonctions religieuses et défensives étaient étroitement liées.