Frise chronologique
1863
Décision de construction
Décision de construction
1863 (≈ 1863)
Commande impériale pour commémorer les victoires au Mexique.
1864-1866
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1864-1866 (≈ 1865)
Réalisée par Émile Boeswillwald.
1881
Vente de la chapelle
Vente de la chapelle
1881 (≈ 1881)
Acquise par la Banque parisienne.
1981
Classement monument historique
Classement monument historique
1981 (≈ 1981)
Protection intégrale de l’édifice et de son décor.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La Chapelle Impériale, en totalité avec son décor, située avenue de la Marne, figurant au cadastre, section A, sous le n° 200 : classement par arrêté du 19 juin 1981
Personnages clés
| Eugénie de Montijo - Impératrice, commanditaire |
Épouse de Napoléon III, initiatrice du projet. |
| Émile Boeswillwald - Architecte |
Concepteur de la chapelle. |
| Alexandre Denuelle - Décorateur intérieur |
Réalisateur du décor. |
| Steinheil - Peintre |
Auteur de la peinture du cul-de-four. |
Origine et histoire
La chapelle impériale de Biarritz fut construite entre 1864 et 1866 sous la direction de l’architecte Émile Boeswillwald, à la demande d’Eugénie de Montijo, épouse de Napoléon III. Elle commémore les victoires françaises au Mexique et est dédiée à Notre-Dame de Guadalupe, vierge noire mexicaine. Son architecture combine les influences roman-byzantine et hispano-mauresque, avec des azulejos de Sèvres et des vitraux géométriques.
L’édifice, classé monument historique en 1981, se compose d’une nef unique et d’une abside semi-circulaire. Son décor intérieur, d’inspiration byzantine et mauresque, inclut une peinture de Steinheil représentant Notre-Dame de Guadalupe, ainsi que des vitraux exécutés par Coffetier. La chapelle, vendue en 1881 par l’impératrice à la Banque parisienne, est aujourd’hui propriété de la commune.
Extérieurement, la chapelle se distingue par une bande de céramique de Sèvres ornant les murs, tandis que l’intérieur allie briques peintes, pierre et orfèvrerie signée Chertier. Les cloches, fondues par Dutot et Gérome, complètent cet ensemble architectural unique, témoin de l’histoire impériale française.
Située avenue de la Marne à Biarritz, elle constitue un patrimoine emblématique des Pyrénées-Atlantiques, mêlant héritage religieux et historique. Son classement protège l’intégralité de l’édifice, y compris son décor, soulignant son importance culturelle et architecturale.