Construction de la chapelle XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Édification sur une source ancienne
1781
Construction du lavoir
Construction du lavoir 1781 (≈ 1781)
Œuvre de l’ingénieur Guillemot
1787
Érection de la croix
Érection de la croix 1787 (≈ 1787)
Gravure par René Noirot
6 mars 1950
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 6 mars 1950 (≈ 1950)
Chapelle, lavoir et abreuvoir protégés
1981-1982
Restauration du site
Restauration du site 1981-1982 (≈ 1982)
Lavoir (1981) et chapelle (1982)
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle, lavoir et abreuvoir formant un ensemble : inscription par arrêté du 6 mars 1950
Personnages clés
Pierre-Jean Guillemot - Ingénieur des Ponts et Chaussées
Constructeur du lavoir en 1781
René Noirot - Donateur
Commanditaire de la croix (1787)
Jenne Quiniers - Donatrice (épouse de Noirot)
Associée à la croix gravée
Origine et histoire de la Chapelle Lavoir de Saint-Nicolas
La chapelle Saint-Nicolas de Fontaines-en-Duesmois, édifiée aux XVIe et XVIIe siècles, s’inscrit dans un ensemble architectural unique associant lieu de culte, lavoir et abreuvoir. Construite sur deux niveaux, sa partie basse abrite un bassin alimenté par une source, accessible par un soupirail en plein cintre. L’étage supérieur, éclairé par une fenêtre et des portes latérales, conserve des traces de peintures murales représentant probablement saint Augustin et saint Ambroise. Le toit en laves de pierre calcaire est surmonté d’un clocheton à l’ouest.
Le lavoir adjacent, construit en 1781 par l’ingénieur des Ponts et Chaussées Pierre-Jean Guillemot, fait face à la chapelle par une grande baie en plein cintre. Alimenté par la source de la chapelle via une rigole extérieure, son bassin se vide vers les douves d’un ancien château voisin. Une charpente apparente supporte sa couverture identique à celle de la chapelle. À droite, un abreuvoir alimenté directement par la source complète cet ensemble utilitaire, tandis que d’autres abreuvoirs en enfilade, destinés aux troupeaux, jalonnent la place.
L’ensemble chapelle-lavoir-abreuvoir, inscrit aux Monuments Historiques depuis le 6 mars 1950, puise son origine dans une source vénérée, peut-être liée à un ancien lieu de culte païen. Une croix gravée en 1787 par René Noirot et sa femme, classée elle aussi, témoigne de la dévotion locale. Restauré en 1981 (lavoir) et 1982 (chapelle), le site allie aujourd’hui patrimoine et usage contemporain avec des aménagements pour pique-niques.
La chapelle, dédiée à saint Nicolas, illustre l’ingéniosité des constructions hydrauliques médiévales et modernes. Son bassin souterrain, son système de rigoles et son intégration dans le réseau hydraulique du village (alimentation des douves, abreuvoirs en série) révèlent une gestion collective de l’eau, ressource vitale pour les activités agricoles et la vie quotidienne en Bourgogne. L’ensemble reflète aussi l’évolution des pratiques religieuses et hygiéniques entre Renaissance et époque moderne.
Propriété communale, cet édifice mêle fonctions sacrée et profane : la chapelle abrite le culte, tandis que le lavoir et les abreuvoirs répondent aux besoins pratiques des habitants et des troupeaux. La source, élément fondateur, a probablement motivé l’implantation du village et la christianisation du site, comme en témoignent l’oratoire primitif et la persistance de traditions locales liées à l’eau.
Devenir actuel
Le lavoir a été restauré en 1981 et la chapelle l'année suivante. Depuis des installations en dur ont été rajoutées pour permettre les pique-niques dans ce lieu pittoresque.