Frise chronologique
XIIe siècle
Première apparition mariale
Première apparition mariale
XIIe siècle (≈ 1250)
Apparition à un laboureur nommé Raymond.
1568
Destruction huguenote
Destruction huguenote
1568 (≈ 1568)
Sanctuaire détruit pendant les guerres de Religion.
décembre 1673
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
décembre 1673 (≈ 1673)
Reconstruction après nouvelles apparitions.
8 avril 1674
Première messe post-reconstruction
Première messe post-reconstruction
8 avril 1674 (≈ 1674)
Célébration inaugurale dans la nouvelle chapelle.
1780-1782
Construction de chapelles latérales
Construction de chapelles latérales
1780-1782 (≈ 1781)
Agrandissement du sanctuaire.
1795
Vente à des particuliers
Vente à des particuliers
1795 (≈ 1795)
Sauvetage pendant la Révolution.
1860-1863
Restauration et couronnement
Restauration et couronnement
1860-1863 (≈ 1862)
Ajout du porche ; couronnement de la Vierge (1863).
1988
Classement monument historique
Classement monument historique
1988 (≈ 1988)
Protection de l’édifice et de son décor.
1995
Séjour de sœur Emmanuelle
Séjour de sœur Emmanuelle
1995 (≈ 1995)
Visite de la religieuse célèbre.
2019
Installation d’une reliquaire
Installation d’une reliquaire
2019 (≈ 2019)
Reliquaire de saint Dominique ajoutée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame d'Alet, y compris le plafond peint, l'atrium et le porche de 1863 (cad. A 420) : classement par arrêté du 5 août 1988
Personnages clés
| Raymond (XIIe siècle) - Laboureur témoin |
Première apparition mariale selon la tradition. |
| Raymond Vialette - Laboureur visionnaire (1673) |
Témoin des apparitions ayant relancé la construction. |
| Henri Le Masuyer - Procureur général et seigneur |
Promoteur du culte et agrandissement du sanctuaire. |
| Thibaud Maistrier - Sculpteur du retable |
Auteur du retable baroque du maître-autel. |
| Étienne Dugast - Sculpteur (XVIIe siècle) |
Créateur de la *Vierge de Pitié* en terre cuite. |
| Pie IX - Pape (1846-1878) |
Autorisa le couronnement de la statue (1863). |
| Sœur Emmanuelle - Religieuse (XXe siècle) |
Séjour en 1995 chez les sœurs de Sion. |
| Augustin Frison-Roche - Créateur de la reliquaire |
Reliquaire de saint Dominique (2019). |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-d'Alet trouve ses origines dans une apparition mariale au XIIe siècle à un laboureur nommé Raymond, conduisant à la construction d’un premier sanctuaire détruit en 1568 par les Huguenots. En 1673, la Vierge réapparait à Raymond Vialette et à d’autres habitants, déclenchant la reconstruction de la chapelle, dont la première pierre est posée en décembre 1673. La première messe y est célébrée en avril 1674, et le sanctuaire s’agrandit grâce à l’implication d’Henri Le Masuyer, procureur général au Parlement de Toulouse.
Au XVIIIe siècle, le site connaît un afflux de pèlerins, nécessitant l’ajout d’une chapellenie et d’un cloître. Les retables baroques, dont celui du maître-autel par Thibaud Maistrier, datent de cette période. Pendant la Révolution, une chapelle latérale est détruite, mais les habitants sauvent l’édifice, racheté plus tard par des paroissiens. Au XIXe siècle, les pères du Sacré-Cœur restaurent le sanctuaire, ajoutant un porche, une quatrième chapelle, et des vitraux signés Gesta.
La chapelle abrite deux Vierges de Pitié notables : une en pierre du XVIe siècle (style bourguignon) et une en terre cuite du XVIIe siècle par Étienne Dugast, initialement placée sur le toit. En 1863, la statue de la Vierge est couronnée avec l’autorisation de Pie IX. En 1995, sœur Emmanuelle y séjourne, et en 2019, une reliquaire de saint Dominique y est installée. Classée monument historique en 1988, elle conserve un retable doré du XVIIe siècle et un plafond à caissons peint.
L’édifice illustre un syncrétisme entre dévotion populaire et patrimoine artistique, marqué par des apparitions, des destructions, et des reconstructions portées par la communauté locale. Son atrium couvert, ancien cloître, témoigne de son rôle historique d’accueil des pèlerins. Les éléments protégés incluent le plafond peint, l’atrium, et le porche de 1863, sous la responsabilité de la commune.