Frise chronologique
804
Première mention écrite
Première mention écrite
804 (≈ 804)
Villa Alairanicos dans le cartulaire de Gellone
XIe-XIIIe siècles
Construction de l'abside et de l'arc triomphal
Construction de l'abside et de l'arc triomphal
XIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Vestiges romans encore visibles aujourd'hui
1880
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1880 (≈ 1880)
Édifice moderne en moellons érigé
1980
Restauration de l'édifice
Restauration de l'édifice
1980 (≈ 1980)
Travaux sur la structure existante
5 décembre 1984
Classement partiel aux Monuments Historiques
Classement partiel aux Monuments Historiques
5 décembre 1984 (≈ 1984)
Abside et arc triomphal protégés
depuis 2024
Travaux de restauration intérieure
Travaux de restauration intérieure
depuis 2024 (≈ 2024)
Initiative municipale et associative
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abside et arc triomphal qui la précède (cad. D 40) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
| Évêque de Montpellier - Titulaire de la chapelle au XVIIe siècle |
Autorité religieuse liée au prieuré |
| Prieur desservant (XVIIe siècle) - Responsable du culte local |
Résidait sur place selon les archives |
| Association des Amis de Notre-Dame d'Aleyrac - Acteur des restaurations depuis 2024 |
Organise le festival Aley’Rock |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame d'Aleyrac, située à Sauteyrargues dans l’Hérault, est un édifice religieux dont les origines remontent au moins au XIe siècle. Mentionnée dès 804 sous le nom de Villa Alairanicos dans le cartulaire de l’abbaye de Gellone, elle illustre l’ancrage chrétien précoce de la région. L’abside semi-circulaire et l’arc triomphal, seuls vestiges romans, datent des XIe, XIIe et XIIIe siècles, tandis que la nef actuelle fut reconstruite en 1880 dans un style sobre, mêlant moellons et pierre de taille.
L’architecture de la chapelle révèle une dualité entre son héritage médiéval et ses transformations modernes. Le chevet roman, rythmé par quatre contreforts et percé d’une fenêtre axiale, contraste avec les façades latérales en moellons, percées de fenêtres en plein cintre. Deux chapelles semi-circulaires, disposées comme un transept, flanquent la nef, tandis qu’une baie campanaire surmonte le pignon. À l’ouest, la façade austère, orientée vers le pic Saint-Loup, est marquée par une porte classique en pierre de taille.
La chapelle, propriété communale, est partiellement classée Monument Historique depuis 1984 pour son abside et son arc triomphal. Restaurée en 1980, elle fait l’objet depuis 2024 de nouveaux travaux intérieurs, financés en partie par un festival annuel de rock, Aley’Rock. Bien que fermée au public en temps normal, elle accueille pèlerinages (comme celui de l’Assomption), mariages et baptêmes, perpétuant son rôle spirituel et communautaire.
Les traditions locales lient étroitement la chapelle à la vie paroissiale. Chaque année, la statue de la Vierge est portée en procession par des enfants lors du pèlerinage de l’Assomption, accompagné de chants. Historiquement, les fidèles s’y rassemblaient pour implorer la pluie lors des sécheresses. Aujourd’hui, elle reste un lieu privilégié pour les cérémonies (mariages, obsèques) et les demandes de bénédictions, témoignant de sa persistance dans le paysage religieux et culturel occitan.
Son environnement immédiat, entre vignobles réputés (Château de Lancyre, Domaine de Lascours) et un cimetière à l’abandon adossé à l’abside, renforce son caractère à la fois sacré et mélancolique. La chapelle incarne ainsi un patrimoine à la fois architectural, historique et vivant, ancré dans le territoire de l’Hérault et dans les mémoires locales.