Chapelle Notre-Dame-d'Estours à Monistrol-d'Allier en Haute-Loire

Chapelle Notre-Dame-d'Estours

  • 43580 Monistrol-d'Allier
Chapelle Notre-Dame-dEstours
Chapelle Notre-Dame-dEstours
Chapelle Notre-Dame-dEstours
Chapelle Notre-Dame-dEstours
Chapelle Notre-Dame-dEstours
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
XIIe siècle
Construction du chœur
XIIIe siècle
Voûte du chœur
XVe siècle
Ajout des chapelles
9 décembre 1905
Loi de séparation
27 février 1906
Événements de Champels
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Abside : inscription par arrêté du 7 janvier 1926

Personnages clés

Claude Tavernier Historien ayant étudié l'inventaire de Champels.
Jean Barthomeuf Spécialiste des Vierges romanes du canton de Saugues.

Origine et histoire

La chapelle Notre-Dame-d'Estours, située à Monistrol-d'Allier dans le département de la Haute-Loire, s'élève à 820 mètres d'altitude sur un éperon rocheux dominant les gorges de la Seuge. Édifice de pèlerinage, elle présente un chœur du XIIe siècle voûté d'ogives dont la voûte semble dater du XIIIe siècle ; les chapelles accolées, elles aussi voûtées d'ogives, paraissent du XVe siècle. L'abside, de plan demi-circulaire et voûtée en cul-de-four, est rythmée par cinq arcatures intérieures reposant sur des colonnettes surmontées de chapiteaux aux sculptures rudimentaires d'allure byzantine. Le chœur et le transept relèvent du style roman, tandis que le reste de l'édifice adopte des formes gothiques ; des chapelles modernes ouvrent dans la nef. Après la loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905, les inventaires des biens de l'Église provoquèrent des résistances dans certaines zones traditionalistes, notamment dans une partie du Massif central, et une circulaire du ministère des Finances du 2 janvier 1906 demandait l'ouverture des tabernacles. Lors de l'inventaire de la chapelle de Champels, le 27 février 1906, environ cent cinquante manifestants armés de bâtons, de fourches et de barres de fer s'en prirent au receveur de l'enregistrement accompagné de trois gendarmes ; le receveur fut molesté, les gendarmes ripostèrent et la fusillade fit quatre blessés légers parmi les manifestants. Pour approfondir, on peut consulter les travaux de Claude Tavernier sur l'inventaire de Champels et l'étude de Jean Barthomeuf sur les Vierges romanes du canton de Saugues, ainsi que les ressources en ligne telles que les notices Mérimée, Clochers de France et l'Observatoire du patrimoine religieux ; des illustrations sont également disponibles sur Wikimedia Commons.

Liens externes