Frise chronologique
1371
Premier pèlerinage attesté
Premier pèlerinage attesté
1371 (≈ 1371)
Philippe le Hardi et son épouse en pèlerinage.
2 juillet 1435
Découverte de la statuette
Découverte de la statuette
2 juillet 1435 (≈ 1435)
Trouvée par des pâtres sur la montagne.
1636
Protection de Dijon
Protection de Dijon
1636 (≈ 1636)
Statue associée à la sauvegarde de la ville.
1791
Transfert de la statuette
Transfert de la statuette
1791 (≈ 1791)
Déplacée à l’église Saint-Blaise pendant la Révolution.
1877-1896
Construction du monument actuel
Construction du monument actuel
1877-1896 (≈ 1887)
Chapelle et statue colossale érigées.
1996
Classement monument historique
Classement monument historique
1996 (≈ 1996)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
2013-2020
Restauration majeure
Restauration majeure
2013-2020 (≈ 2017)
Statue et édifice rénovés pour 2,8M€.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle, y compris la statue monumentale de la Vierge à l'Enfant (cad. H 25) : inscription par arrêté du 22 janvier 1996
Personnages clés
| Philippe le Hardi - Duc de Bourgogne |
Premier pèlerin notable en 1372. |
| Saint François de Sales - Évêque de Genève |
Inspirateur de l’ordre de la Visitation. |
| Sainte Jeanne de Chantal - Cofondatrice de l’ordre de la Visitation |
Visita le site en 1604 et 1610. |
| Louis XIV - Roi de France |
Pèlerin en 1674. |
| Abbé Bernard Javelle - Curé de Velars-sur-Ouche |
Initiateur du monument (1877-1896). |
| Edouard Mairet - Architecte |
Concepteur des plans du monument. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame d'Étang, située sur la montagne d’Étang près de Velars-sur-Ouche en Côte-d’Or, est liée à une statuette miraculeuse de la Vierge à l’Enfant, découverte en 1435 par des pâtres. Cette statuette en pierre peinte, datant du XIe ou XIIe siècle, aurait été cachée à la fin du XIVe siècle avant d’être retrouvée grâce à un bœuf paissant une herbe persistante. Dès sa découverte, elle fut associée à des miracles, comme la guérison d’un enfant aveugle, et devint l’objet d’un pèlerinage marial majeur, attirant des figures comme Philippe le Hardi en 1372 ou Louis XIV en 1674.
Au fil des siècles, la statuette fut déplacée entre la montagne d’Étang et l’église Saint-Blaise de Velars-sur-Ouche, où elle est conservée depuis 1791. Le pèlerinage, marqué par des processions annuelles les 2 juillet et 8 septembre, connut un essor au XIXe siècle, motivant la construction d’un monument imposant entre 1877 et 1896. Ce dernier, financé par souscription, intègre une chapelle octogonale surmontée d’une statue de la Vierge de 8 mètres, fondue par Louis Gasne. La statue, initialement prévue en cuivre, fut réalisée en fonte dorée pour des raisons économiques.
Le monument, classé en 1996, symbolise à la fois la dévotion mariale et l’architecture religieuse du XIXe siècle. Sa restauration majeure (2013-2020), coûtant 2,8 millions d’euros, a permis de préserver la statue et la structure, soutenue par l’État, la commune et des dons privés. Le site reste un lieu de pèlerinage, bien que moins fréquenté qu’auparavant, avec des célébrations annuelles perpétuant une tradition vieilles de six siècles.
La statuette originale, exposée dans l’abside de l’église Saint-Blaise, est toujours vénérée lors des fêtes mariales. Son histoire, mêlant légendes (comme la fondation de l’ordre de la Visitation inspirée par saint François de Sales et sainte Jeanne de Chantal) et faits historiques (protection de Dijon en 1636), illustre l’importance culturelle et spirituelle de Notre-Dame d’Étang en Bourgogne. Le monument actuel, avec ses quatre autels dédiés à des saints locaux, perpétue ce patrimoine religieux et artistique.
Le pèlerinage, autrefois rassemblant jusqu’à 25 000 fidèles (comme en 1912 pour le couronnement de la statue), a vu son affluence décliner au XXe siècle. Aujourd’hui, il attire encore des centaines de visiteurs, témoignant d’une dévotion persistante. La confrérie de Notre-Dame d’Étang, fondée au XVIIe siècle et réactivée en 1851, joue un rôle clé dans l’organisation des célébrations et la préservation du site, en collaboration avec l’association des Amis de Notre-Dame d’Étang.