Frise chronologique
1661
Légende fondatrice
Légende fondatrice
1661 (≈ 1661)
Sieur Dauberon sauvé après invocation à la Vierge.
1690
Construction du premier oratoire
Construction du premier oratoire
1690 (≈ 1690)
Financé par des habitants, détruit en 1793.
1821
Inauguration de la chapelle actuelle
Inauguration de la chapelle actuelle
1821 (≈ 1821)
Bénie le 30 septembre, soutenue par la duchesse d’Angoulême.
1864
Restauration sous Napoléon III
Restauration sous Napoléon III
1864 (≈ 1864)
6 000 francs alloués pour réparations et agrandissement.
1912
Incident du lieutenant Touzet du Vigier
Incident du lieutenant Touzet du Vigier
1912 (≈ 1912)
Mort après chute de cheval près de la chapelle.
1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1926 (≈ 1926)
Classée par arrêté du 15 février.
2017
Fin de la restauration complète
Fin de la restauration complète
2017 (≈ 2017)
Travaux menés entre 2014 et 2017.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours : inscription par arrêté du 15 février 1926
Personnages clés
| Sieur Dauberon - Capitaine au service du Grand Condé |
Protagoniste de la légende fondatrice (1661). |
| Marie-Thérèse de France (duchesse d’Angoulême) - Fille de Louis XVI |
Initiatrice de la reconstruction en 1821. |
| Louis XVIII - Roi de France |
Soutien financier de la chapelle en 1821. |
| Napoléon III - Empereur des Français |
Finança des réparations en 1864. |
| Merry-Joseph Blondel - Peintre |
Auteur de la toile marouflée (1821). |
| Charles Marcel - Peintre |
Refit le plafond lors des restaurations (1864). |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, dite aussi de la Bonne-Dame, est un édifice religieux catholique du XIXe siècle situé à Fontainebleau. Elle commémore une légende du XVIIe siècle : en 1661, le sieur Dauberon, capitaine au service du Grand Condé, aurait été sauvé d’un accident de cheval après avoir invoqué la Vierge Marie. En remerciement, il fit bénir une image de la Vierge en 1662, placée sur un chêne près du lieu de l’accident, marquant le début d’un culte local.
Un premier oratoire fut construit en 1690 par le curé Maurice Faure, financé par des habitants et des officiers pieux, mais détruit pendant la Révolution en 1793. La chapelle actuelle fut édifiée en 1821 sous l’impulsion de la duchesse d’Angoulême (fille de Louis XVI) et de Louis XVIII, sur les plans de l’architecte Hurtault. Elle fut bénie le 30 septembre 1821 et devint un lieu de procession annuelle chaque premier dimanche d’octobre.
Au XIXe siècle, la chapelle bénéficia de restaurations majeures, notamment en 1864 sous Napoléon III, qui finança des réparations et l’agrandissement du mur d’enceinte. Un incident en 1912, où un officier mourut après une chute de cheval près du lieu, renforça son symbolisme. Au XXe siècle, après la loi de 1905, elle devint propriété de l’État et subit des dégradations jusqu’à sa restauration complète entre 2014 et 2017, financée par la DRAC, le département, et des donateurs privés.
La légende inspira des œuvres littéraires, comme le roman L’Écuyer Dauberon (1832) de Mélanie Waldor. La chapelle, inscrite aux monuments historiques en 1926, reste un témoignage de la dévotion mariale et de l’histoire locale, mêlant architecture, art (fresques de Blondel et Marcel) et mémoire collective.
Aujourd’hui, la chapelle est fermée au public en dehors des cérémonies. Son emplacement, à la lisière de la forêt de Fontainebleau, en fait un site emblématique du patrimoine religieux et historique de Seine-et-Marne.