Frise chronologique
XIIIe siècle
Fondation par le chevalier de Souillac
Fondation par le chevalier de Souillac
XIIIe siècle (≈ 1350)
Construction après un vœu en mer.
XVIIe siècle
Ajout du clocheton
Ajout du clocheton
XVIIe siècle (≈ 1750)
Modification architecturale majeure.
1795
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1795 (≈ 1795)
Statue de la Vierge brûlée pendant la Révolution.
XIXe siècle
Rachat et reconsecration
Rachat et reconsecration
XIXe siècle (≈ 1865)
Relance du pèlerinage annuel le 9 août.
29 novembre 1948
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
29 novembre 1948 (≈ 1948)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Espérance : inscription par arrêté du 29 novembre 1948
Personnages clés
| Chevalier de Souillac - Seigneur d'Azerat et fondateur |
Initia la construction après un vœu. |
| Curé d'Azerat (XIXe siècle) - Restaurateur et mécène |
Rachata et fit reconsecrer la chapelle. |
| Philippe Auguste - Roi de France associé |
Le chevalier revenait de croisade avec lui. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Espérance, située à Azerat en Dordogne, trouve son origine au XIIIe siècle, lorsque le chevalier de Souillac, seigneur local, en fit l’édification après un vœu formulé lors d’une tempête en mer. De retour de croisade aux côtés de Philippe Auguste, il promettait à la Vierge d’élever un oratoire près de son château si elle le sauvait du naufrage. La clé de voûte de la chapelle porte encore les armes de sa famille, témoignant de cette fondation.
Au XVIIe siècle, un clocheton fut ajouté au-dessus de la toiture, modifiant partiellement son apparence d’origine. La Révolution française marqua un tournant sombre pour le lieu : la chapelle fut vendue comme bien national en 1795, et la statue originale de la Vierge, objet de dévotion, fut brûlée. Les fresques intérieures, dont une Annonciation, disparurent également lors de restaurations ultérieures.
Au XIXe siècle, le curé d’Azerat racheta la chapelle et la fit reconsecrer par l’évêque, relançant son rôle spirituel. Un pèlerinage annuel fut instauré le 9 août, dédié aux mères et aux femmes enceintes cherchant une protection divine pour leurs enfants ou un accouchement serein. En 1948, le monument fut officiellement inscrit aux Monuments Historiques, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Architecturalement, la chapelle se distingue par son péristyle couvert soutenu par des colonnes de pierre et des piliers de bois, ainsi que par sa porte moulurée du XVe siècle en arc brisé. À l’intérieur, une voûte sur croisée d’ogives, ornée de culs-de-lampe sculptés, rappelle son style gothique. Malgré la perte de certains éléments décoratifs, le site conserve une forte charge symbolique, liée à la fois à la piété médiévale et à la résilience communautaire.