Frise chronologique
1443
Construction de la chapelle primitive
Construction de la chapelle primitive
1443 (≈ 1443)
Première chapelle sur l’île de la Saulzaie.
1776-1780
Construction de la chapelle actuelle
Construction de la chapelle actuelle
1776-1780 (≈ 1778)
Édifice actuel bâti quai Turenne.
1793
Fermeture et vente comme bien national
Fermeture et vente comme bien national
1793 (≈ 1793)
Conséquence de la Révolution française.
1920
Restitution de la statue de la Vierge
Restitution de la statue de la Vierge
1920 (≈ 1920)
Retour après conservation familiale depuis 1793.
1984
Classement monument historique
Classement monument historique
1984 (≈ 1984)
Protection des façades et toitures.
2011-2014
Restauration majeure
Restauration majeure
2011-2014 (≈ 2013)
Travaux dirigés par l’atelier Munsch.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures (cad. EL 43) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984
Personnages clés
| Émilien Cabuchet - Sculpteur |
Auteur d’une statue en 1864. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours trouve ses origines au XVe siècle, avec l’édification d’une première chapelle en 1443 sur l’île de la Saulzaie (actuelle île Feydeau), à proximité de la ville de Nantes. Ce lieu devint rapidement un site de pèlerinage dédié à Notre-Dame du Bon Secours, vénérée depuis cette époque. Au milieu du XVIIIe siècle, la chapelle primitive, tombée en ruine, fut remplacée par un nouvel édifice construit entre 1776 et 1780 au 18 quai Turenne.
La Révolution française marqua un tournant pour la chapelle : fermée en 1793, elle fut vendue comme bien national en 1795 et divisée en logements. Malgré cette période troublée, la dévotion à Notre-Dame de Bon-Secours persista. La statue originale de la Vierge, sauvée par des paroissiens en 1793, fut conservée dans une famille jusqu’en 1920 avant d’être restituée. Endommagée lors des bombardements de 1944, elle fut restaurée et placée dans l’église Sainte-Croix.
Classée monument historique en 1984 pour ses façades et toitures, la chapelle fit l’objet d’une restauration majeure entre 2011 et 2014. Aujourd’hui, elle témoigne de l’histoire religieuse et architecturale de Nantes, tout en symbolisant la résilience d’un culte populaire à travers les siècles. Le pèlerinage, interrompu pendant la Révolution, reprit dès le début du XIXe siècle, confirmant son ancrage dans la tradition locale.