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Chapelle Notre-Dame-de-Carmès à Neulliac dans le Morbihan

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Chapelle gothique

Chapelle Notre-Dame-de-Carmès à Neulliac

    Carmès
    56300 Neulliac
Propriété de la commune
Chapelle Notre-Dame-de-Carmès à Neulliac
Chapelle Notre-Dame-de-Carmès à Neulliac
Chapelle Notre-Dame-de-Carmès à Neulliac
Chapelle Notre-Dame-de-Carmès à Neulliac
Chapelle Notre-Dame-de-Carmès à Neulliac
Chapelle Notre-Dame-de-Carmès à Neulliac
Chapelle Notre-Dame-de-Carmès à Neulliac
Crédit photo : Odulcidovul - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1521
Construction du clocher-porche
1705
Peintures de La Palme
1768
Refonte du chœur et croisillons
10 avril 1980
Classement Monument Historique
1986–1990
Restauration par François Bailly
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Notre-Dame-de-Carmès (y compris les décors peints et la sacristie avec ses boiseries) et fontaine située à proximité (cad. YB 54) : classement par arrêté du 10 avril 1980

Personnages clés

La Palme - Peintre Auteur des peintures murales (1705).
Deduy - Peintre Complète les décors en 1778.
Famille de Rohan - Protecteurs Soutien financier et influence artistique.
Abbé Guillôme - Auteur religieux Mentionne la chapelle dans *Livr er labourer*.

Origine et histoire

La chapelle Notre-Dame-de-Carmès, située dans le village de Carmès à 2 km de Neulliac (Morbihan), est un édifice catholique en forme de croix latine, construit principalement en granit et schiste. Datant partiellement du XVe siècle (nef, transept, clocher-porche portant la date de 1521), elle fut profondément remaniée au XVIIIe siècle : voûte refaite, chœur prolongé d’une sacristie axiale, et décor intérieur enrichi. Son nom, souvent associé à tort aux Carmes, viendrait du breton Car ar maez (« domaine des champs »). La chapelle bénéficia de la protection de la famille de Rohan, ce qui explique la richesse de son mobilier et de ses peintures.

Le décor intérieur, classé Monument Historique depuis 1980 avec la fontaine et la sacristie, inclut un lambris peint à l’huile par La Palme en 1705, complété en 1778 par Deduy et restauré au XIXe siècle. Les seize panneaux illustrent les mystères du Rosaire et la vie du Christ, surmontés de portraits d’évangélistes et de réformateurs de l’Église. La chapelle abritait autrefois les confréries des Âmes du Purgatoire et du Scapulaire, et son pardon annuel en août attire encore des fidèles. Son clocher-porche, surmonté d’une flèche en ardoise, et sa tourelle d’escalier polygonale témoignent de son architecture hybride, mêlant styles médiéval et classique.

Les peintures murales, partiellement signées La Palme (1705), narrent des épisodes clés de la vie de la Vierge et du Christ. Le porche sud, couvert de portraits des apôtres, et la porte Est à arc brisé ornée de pampres reflètent l’influence des ateliers locaux. Les travaux du XVIIIe siècle (refonte des croisillons et du chœur en 1768, parties hautes du clocher) ont marqué son évolution, tandis que les restaurations modernes (1986–1990 par l’atelier François Bailly) ont préservé ce patrimoine. Son nom déformé par les générations et son histoire liée aux Rohan en font un symbole du patrimoine breton.

La chapelle, propriété de la commune de Neulliac, est un exemple remarquable d’art religieux polylithique en Bretagne. Son plan en croix latine, sa longueur de 33 mètres, et sa tour carrée en granit en font un édifice imposant. Les matériaux utilisés — schiste bleu pâle, granite de Pontivy, moellons briovériens — illustrent les ressources locales. Classée pour ses décors peints et sa fontaine, elle reste un lieu de dévotion et de célébration, notamment lors de son pardon estival, perpétuant une tradition plusieurs fois centenaire.

Liens externes