Découverte miraculeuse Début du XIe siècle (≈ 1104)
Un laboureur découvre une statue de la Vierge, conduisant à la construction d'un oratoire.
1365
Première mention écrite
Première mention écrite 1365 (≈ 1365)
L'édifice est mentionné dans un document, attestant de son existence.
XIVe siècle
Construction du pont
Construction du pont XIVe siècle (≈ 1450)
Des indulgences sont accordées pour la construction d'un pont facilitant l'accès des pèlerins.
Fin du XIVe siècle
Construction du porche sud
Construction du porche sud Fin du XIVe siècle (≈ 1495)
Le porche sud, couvert d'une voûte à nervures toriques, est construit et porte les armoiries du pape Urbain V.
1577
Prise de la ville
Prise de la ville 1577 (≈ 1577)
La ville est prise par les catholiques pendant les guerres de Religion.
1579
Incendie de l'édifice
Incendie de l'édifice 1579 (≈ 1579)
L'édifice est incendié par le capitaine Merle pendant les guerres de Religion.
1810
Réutilisation par les ursulines
Réutilisation par les ursulines 1810 (≈ 1810)
Des religieuses ursulines réutilisent les bâtiments de l'édifice.
1841
Incendie des bâtiments
Incendie des bâtiments 1841 (≈ 1841)
Un incendie ravage les bâtiments utilisés par les ursulines.
1925
Décoration intérieure
Décoration intérieure 1925 (≈ 1925)
L'église est ornée de fresques et de tableaux.
1930
Classement du porche
Classement du porche 1930 (≈ 1930)
Le porche est classé au titre des monuments historiques.
2017
Inscription de l'édifice
Inscription de l'édifice 2017 (≈ 2017)
Le reste de l'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porche : classement par arrêté du 28 novembre 1930
Personnages clés
Urbain V
Pape originaire des environs, il élève le prieuré en collégiale et le fait fortifier.
Capitaine Merle
Responsable de l'incendie de l'édifice en 1579 pendant les guerres de Religion.
Origine et histoire
La collégiale de Quézac, aujourd'hui église Notre‑Dame, se situe dans la haute vallée du Tarn en Lozère. Selon la tradition, un laboureur aurait découvert une statue miraculeuse de la Vierge au début du XIe siècle, une tradition qui précise parfois l'année 1052, ce qui aurait conduit à l'édification d'un premier oratoire et à l'installation d'un prieuré‑curé. L'édifice est mentionné dans un document de 1365 ; la dévotion mariale y attire rapidement de nombreux pèlerins et, au XIVe siècle, des indulgences sont accordées pour la construction d'un pont facilitant leur accès. Le pape Urbain V, originaire des environs, élève le prieuré en collégiale, le fait fortifier et y installe un chapitre composé de plusieurs clercs, chanoines, d'un doyen et d'un sacristain. Si l'église actuelle trouve ses origines au début du XVe siècle, il ne subsiste aujourd'hui de cette période que le porche sud. Ce porche, couvert d'une voûte à nervures toriques et cantonné de deux piles prismatiques, est daté de la fin du XIVe siècle ; ses armoiries aujourd'hui mutilées semblent être celles du pape Urbain V. L'édifice fortifié a subi de nombreuses destructions et reconstructions : pillages et dévastations pendant les guerres de Religion, prise de la ville par les catholiques en 1577 et incendies attribués au capitaine Merle en 1579 figurent parmi ces épisodes, de même que des mutilations pendant la Révolution qui entraînèrent la suppression de la collégiale et de l'hôpital installé en ses murs. Des religieuses ursulines ont réutilisé les bâtiments vers 1810, mais un incendie les ravagea en 1841. Au XXe siècle, l'église a été ornée de fresques et de tableaux en 1925 ; le porche a été classé au titre des monuments historiques en 1930 et le reste de l'édifice a été inscrit en 2017.