Frise chronologique
XIe siècle
Construction du chevet roman lombard
Construction du chevet roman lombard
XIe siècle (≈ 1150)
Origine du style architectural initial.
XIIe siècle
Fondation du prieuré et nef
Fondation du prieuré et nef
XIIe siècle (≈ 1250)
Période principale de construction et ajouts.
XIIIe siècle
Ajout de la tour-porche
Ajout de la tour-porche
XIIIe siècle (≈ 1350)
Élément défensif et architectural marquant.
26 juin 1950
Classement monument historique
Classement monument historique
26 juin 1950 (≈ 1950)
Reconnaissance officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-de-Colombier : classement par arrêté du 26 juin 1950
Personnages clés
| Robert Saint-Jean - Historien et archéologue |
A étudié la chapelle (1973). |
| Jacques Lugand - Spécialiste de l'art roman |
A contribué à son analyse (1985). |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame-de-Colombier de Montbrun-des-Corbières est un édifice religieux roman situé dans le département de l'Aude, en région Occitanie. Elle se distingue par son chevet de style roman lombard datant du XIe siècle et sa tour-porche imposante du XIIIe siècle. L’édifice comprend une abside voûtée en cul-de-four, deux transepts et une nef de trois travées, voûtés en berceau, ainsi qu’un clocher au sud et un porche au nord donnant sur le cimetière. Ces éléments architecturaux révèlent une construction principalement du XIIe siècle, avec des ajouts ultérieurs comme le porche nord, probablement de la fin du XIIe siècle.
Classée monument historique depuis le 26 juin 1950, cette chapelle est le vestige d’un prieuré du XIIe siècle. Son architecture extérieure est marquée par des bandes lombardes ornant l’abside et les transepts, ainsi que des arcatures reposant sur des piles et des corbeaux sculptés de figures ou de motifs géométriques. Le clocher, partiellement remanié, montre des traces de modifications ultérieures, notamment au niveau de sa voûte et de son dernier étage. La surélévation des façades de la nef témoigne également d’une adaptation postérieure, liée au remplacement de la lauze par la tuile creuse.
Les sources historiques, comme les travaux de Robert Saint-Jean ou Jacques Lugand, soulignent l’importance de ce monument dans le patrimoine roman du Languedoc. La chapelle, propriété de la commune, incarne un héritage médiéval préservé, reflétant les évolutions architecturales et religieuses de la région entre le XIe et le XVe siècle.