Construction du chevet XIe siècle (≈ 1150)
Le chevet de style roman lombard est attribué à cette période.
XIIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle XIIe siècle (≈ 1250)
La chapelle est rattachée au prieuré et le porche nord est construit.
XIIIe siècle
Construction de la tour-porche
Construction de la tour-porche XIIIe siècle (≈ 1350)
La tour-porche est signalée comme datant de cette période.
1950
Classement historique
Classement historique 1950 (≈ 1950)
La chapelle est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-de-Colombier : classement par arrêté du 26 juin 1950
Personnages clés
Robert Saint-Jean
Auteur de travaux de référence sur la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-de-Colombier
La chapelle Notre‑Dame‑de‑Colombier est un édifice roman situé à Montbrun‑des‑Corbières, dans l'Aude (Occitanie). Elle est le vestige d'un prieuré et fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 juin 1950. L'édifice comprend une abside voûtée en cul‑de‑four, deux transepts et une nef de trois travées voûtées en berceau, avec un clocher au sud et un porche au nord ouvrant sur le cimetière. Le chevet, de style roman lombard, est attribué au XIe siècle, tandis que la chapelle elle‑même est rattachée au prieuré du XIIe siècle ; le porche nord paraît dater de la fin du XIIe siècle et la tour‑porche est parfois signalée comme du XIIIe siècle. À l'extérieur, l'abside et les transepts sont ornés de bandes lombardes ; les arcs des fenêtres sont surmontés d'un second arc plus étroit, même traitement que pour les arcatures qui décorent l'abside et les transepts. Ces éléments sont en grande partie en tuf et s'appuient par deux sur des piles, l'appui intermédiaire étant constitué par des corbeaux sculptés de figures ou de motifs géométriques. Le clocher semble avoir été partiellement repris — notamment l'arc de la tête de voûte inférieure et le dernier étage — comme l'indique un changement d'appareil. La partie supérieure des façades de la nef conserve la trace d'une surélévation réalisée lors du remplacement de la lauze par la tuile creuse. Pour approfondir l'étude de la chapelle on pourra se référer notamment aux travaux de Robert Saint‑Jean et à l'ouvrage collectif Languedoc roman. Voir aussi la liste des monuments historiques de l'Aude et les portails consacrés à l'architecture chrétienne, à l'Aude, aux monuments historiques et au Moyen Âge central.