Classement monument historique 3 novembre 1987 (≈ 1987)
Inscription par arrêté préfectoral.
2001
Découverte de fresques
Découverte de fresques 2001 (≈ 2001)
Mise au jour de peintures des XVIe-XVIIe siècles.
2018
Transmission aux maronites
Transmission aux maronites 2018 (≈ 2018)
Culte confié aux chrétiens d’Orient.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame de Consolation, dite chapelle Saint-Jacques ou de l'Hôpital (cad. C.V. 78) : inscription par arrêté du 3 novembre 1987
Personnages clés
Pierre II - Archevêque d’Aix
Auteur de la donation en 1092.
Jacques de La Roque - Consul et mécène
Commanditaire de l’hôpital au XVIe siècle.
Jean Guiramand - Sculpteur
Auteur du portail Renaissance.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame-de-Consolation
La chapelle Notre-Dame de Consolation, aussi appelée chapelle Saint-Jacques ou de l’Hôpital, est un monument historique inscrit en 1987. Située avenue Philippe Solari à Aix-en-Provence, elle est enclavée dans les bâtiments de l’hôpital Saint-Jacques, dont la ville est propriétaire. Son histoire remonte à la fin du XIe siècle, avec une première mention en 1092 lors d’une donation de l’archevêque Pierre II au chapitre cathédral. À l’origine, elle occupait l’emplacement d’une église romane dédiée à Saint-André, avant de prendre le vocable de Notre-Dame de Consolation en 1326.
Au XVIe siècle, la chapelle fut intégrée à l’ensemble hospitalier construit par le consul Jacques de La Roque. En 1585, elle fut concédée aux Capucins, qui inversèrent son orientation, détruisant le chœur originel à l’est pour le déplacer à l’ouest. Le portail Renaissance, sculpté par Jean Guiramand, fut alors démonté et remonté à l’est. Aucune modification majeure ne fut enregistrée jusqu’en 1884, date de travaux de restauration qui lui donnèrent son aspect actuel, mêlant éléments Renaissance et néo-gothiques.
Des fouilles archéologiques menées en 2001 révélèrent des fresques des XVIe et XVIIe siècles sous un badigeon moderne. En 2008, un diagnostic sur le parvis suggéra qu’il avait pu servir de cimetière, entouré d’un mur de clôture. Des travaux de restauration furent entrepris pour stabiliser les fondations, endommagées par des infiltrations d’eau, et consolider la chapelle droite, menacée d’effondrement. En 2012, une nouvelle opération archéologique eut lieu, et en 2018, la chapelle fut confiée à la communauté maronite libano-syrienne.
Architecturalement, la chapelle présente une nef de trois travées bordées de chapelles latérales, avec un chœur à chevet plat. Les voûtes sur croisées d’ogives datent du XVIe siècle pour la nef et du XVIIe pour les chapelles. La façade, triangulaire, est rythmée par un arc brisé reposant sur des colonnes corinthiennes de réemploi. Elle abrite un portail Renaissance en pierre de Calissanne, surmonté d’une niche avec une statue de saint Jacques et encadré de statues modernes.
La chapelle illustre ainsi plusieurs siècles d’histoire religieuse et hospitalière à Aix-en-Provence, alliant héritage médiéval, transformations Renaissance et restaurations modernes. Son intégration à l’hôpital Saint-Jacques et son usage actuel par les chrétiens d’Orient en font un lieu de mémoire et de culte toujours vivant.