Frise chronologique
1062
Fondation par Béranger de Corbiac
Fondation par Béranger de Corbiac
1062 (≈ 1062)
Création du monastère et légende du corbeau.
1549
Mausolée des Cruilles
Mausolée des Cruilles
1549 (≈ 1549)
Construction par Gérard de Cruilles.
1575
Cession aux Trinitaires
Cession aux Trinitaires
1575 (≈ 1575)
Fondation du prieuré par Pierre d'Oriola.
1679
Retable de Louis Générés
Retable de Louis Générés
1679 (≈ 1679)
Commande pour la chapelle.
1789
Abandon à la Révolution
Abandon à la Révolution
1789 (≈ 1789)
Départ définitif des moines.
2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2000 (≈ 2000)
Inscription officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle, ainsi que le bâtiment qui abrite la galerie sud, les bâtiments situés à l'ouest de la chapelle et le sol de la cour méridionale (cad. W 239) : inscription par arrêté du 24 mai 2000
Personnages clés
| Béranger de Corbiac - Chevalier et fondateur |
Créa le monastère en 1062. |
| Gérard de Cruilles - Baron de Mosset |
Construisit le mausolée en 1549. |
| Pierre d'Oriola - Premier prieur trinitaire |
Fonda le prieuré en 1575. |
| Louis Générés - Sculpteur perpignanais |
Auteur du retable en 1679. |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de Corbiac, fondée en 1062 par le chevalier Béranger de Corbiac, tire son nom du latin corvus (corbeau), lié à une légende chrétienne. Le monastère adjacent, construit aux XIe–XIIIe siècles, abritait une communauté religieuse sous le nom Ecclesia Sanctae Mariae de Corbiaco dès 1334. En 1549, le baron Gérard de Cruilles y érige un mausolée familial avant de céder le lieu aux Trinitaires en 1575, qui y fondent un prieuré sous la direction de Pierre d'Oriola, premier prieur.
Au XVIIe siècle, les Augustins remplacent les Trinitaires, et en 1679, le sculpteur perpignanais Louis Générés réalise un retable pour la chapelle. Déclinant au XVIIIe siècle, le site est abandonné à la Révolution et tombe en ruine. Aujourd’hui, des propriétaires privés restaurent l’édifice, révélant des fresques Renaissance uniques en Roussillon. La chapelle, classée en 2000, conserve une nef romane voûtée en berceau brisé et une abside semi-circulaire ornée de peintures des XVIe–XVIIe siècles.
Plusieurs éléments mobiliers, comme une Vierge en bois fondatrice et une cloche de 1702, ont été transférés à l’église de Mosset ou à la cathédrale de Lodève. Le clocher-mur à double arc, typique de l’architecture catalane, et les vestiges du cloître trinitaire témoignent de son histoire monastique mouvementée, marquée par des changements d’ordres religieux et des phases de déclin.
La légende du corbeau, symbolisée dans les armes du monastère, évoque une intervention divine pour guider la fondation du site. Les fouilles récentes ont mis au jour des peintures murales du XVIe siècle, renforçant son intérêt patrimonial comme exemple rare d’art renaissant en Conflent. Le site, aujourd’hui propriété privée, reste un témoignage majeur de l’histoire religieuse et artistique des Pyrénées-Orientales.