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Chapelle Notre-Dame de Coulaures en Dordogne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle

Chapelle Notre-Dame de Coulaures

    Route de Tourtoirac
    24420 Coulaures
Propriété de la commune
Chapelle Notre-Dame de Coulaures
Chapelle Notre-Dame de Coulaures
Chapelle Notre-Dame de Coulaures
Chapelle Notre-Dame de Coulaures
Chapelle Notre-Dame de Coulaures
Chapelle Notre-Dame de Coulaures
Chapelle Notre-Dame de Coulaures
Chapelle Notre-Dame de Coulaures
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale
1450 (après)
Destruction par crue
XVe–XVIe siècles
Reconstruction
1679
Agrandissement
1789–1799
Vente comme bien national
1861
Restauration intérieure
11 mai 1938
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Notre-Dame : inscription par arrêté du 11 mai 1938

Personnages clés

Seigneur de Lafaye de Chardeuil - Fondateur légendaire Fit vœu de construire la chapelle.
Famille de Lestrade de Conty - Bienfaiteurs Donna le terrain et finança l’agrandissement.
Jean Besseyrias - Maître verrier Auteur des vitraux (1876).
Grandchamp Henry - Acquéreur révolutionnaire Tenta de la transformer en cabaret.

Origine et histoire

La chapelle Notre-Dame de Coulaures trouve son origine dans une légende du XIIIe siècle. Selon la tradition, le seigneur de Lafaye de Chardeuil, menacé de naufrage dans le golfe de Gascogne, fit le vœu de construire une chapelle dédiée à la Vierge s’il survivait. De retour sain et sauf, il érigea une petite chapelle de cinq pieds de large sur une arche du pont franchissant l’Isle, près de Coulaures. Ce premier édifice, modeste, fut emporté par les crues de l’Isle après 1450, lors d’une inondation qui détruisit aussi une partie du pont.

La chapelle fut reconstruite après huit années de calamités (grêle, inondations) attribuées par les habitants à sa destruction. Cette fois, elle fut édifiée non plus sur le pont, mais près de l’église paroissiale, sur un terrain donné par la famille de Lestrade de Conty. Les dimensions passèrent à 23 pieds de large pour 10 de profondeur. Dès lors, des processions annuelles s’y tinrent le lundi de Pentecôte, et la chapelle devint un lieu de dévotion réputé, attirant même des membres du chapitre de Périgueux pour la fête de l’Assomption.

Au XVIIe siècle, la chapelle fut agrandie grâce à la famille de Lestrade de Conty, portant sa longueur à 33 pieds tout en conservant sa largeur. Une grille de 10 pieds de haut permettait aux pèlerins de voir l’intérieur sans y entrer. Pendant la Révolution, vendue comme bien national au citoyen Grandchamp Henry, elle échappa à une transformation en cabaret grâce à l’opposition des habitants. La statue de la Vierge fut sauvée par une femme pieuse, puis réinstallée après les troubles. Restaurée en 1861, elle conserve aujourd’hui un autel à colonnes sculptées et des vitraux de Jean Besseyrias (1876).

Classée monument historique en 1938, la chapelle illustre l’architecture religieuse périgourdine, avec son plan rectangulaire et son plafond lambrissé. Son histoire mêle dévotion populaire, légendes locales et résilience face aux catastrophes naturelles, tout en reflétant les bouleversements politiques et sociaux de la France, de l’Ancien Régime à la Révolution.

Liens externes