Frise chronologique
1182
Fondation présumée
Fondation présumée
1182 (≈ 1182)
Attribuée aux Templiers (origine incertaine)
XIVe siècle
Début des pèlerinages
Début des pèlerinages
XIVe siècle (≈ 1450)
Lieu de miracles selon la tradition
XVIe siècle
Reconstruction
Reconstruction
XVIe siècle (≈ 1650)
Sur bases romanes, fresques ajoutées
1924
Effondrement du toit
Effondrement du toit
1924 (≈ 1924)
Tempête endommageant la nef
1925
Inscription MH
Inscription MH
1925 (≈ 1925)
Protection après dégradations
3 octobre 1962
Classement MH
Classement MH
3 octobre 1962 (≈ 1962)
Protection définitive du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Notre-Dame-de-Cran (cad. D 143) : classement par arrêté du 3 octobre 1962
Personnages clés
| René Couffon - Historien de l'art |
A étudié les origines folkloriques |
| Anne Autissier - Spécialiste en sculpture |
Date les masques des XVe–XVIe siècles |
| Marc Déceneux - Expert en architecture |
Note des parentés romanes |
Origine et histoire
La chapelle Notre-Dame de Cran, aussi appelée chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, est située dans le hameau de Cran, à 3 km au sud-est de Treffléan, dans le Morbihan. Bien que sa fondation soit parfois attribuée aux Templiers en 1182, cette origine reste incertaine. Les traditions locales évoquent soit une apparition de la Vierge, soit l’accomplissement d’un vœu seigneurial, mais ces récits relèvent davantage du folklore. La chapelle, déjà un lieu de pèlerinage au XIVe siècle pour ses miracles présumés, a été reconstruite au XVIe siècle sur des bases romanes, après avoir probablement appartenu à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
En 1924, le toit de la nef s’effondre lors d’une tempête, déclenchant son inscription aux Monuments Historiques en 1925. Malgré une restauration, ses fresques du XVIe siècle, couvrant initialement tous les murs, subissent des dégâts irréversibles. Classée Monument Historique en 1962, la chapelle conserve un plan en croix latine, une nef dallée en damier, et des sablières sculptées (1524–1556). Son autel baroque (1788) et ses statues en bois polychrome, dont une Vierge à l’Enfant du XVe siècle, témoignent de son riche patrimoine.
Le site reste un lieu de dévotion avec un pardon annuel le premier dimanche après le 15 août. Entourée des vestiges d’une ancienne commanderie, la chapelle est associée à un manoir du XVIIe siècle et à une fontaine de 1740. Son décor peint, bien que fragmentaire, inclut des scènes comme la Crucifixion et la Résurrection, datées de 1594. Les masques sculptés et les corbeilles romanes réemployées soulignent son évolution architecturale entre Moyen Âge et époque moderne.