Construction de la chapelle 1528 (≈ 1528)
Une verrière datée de 1528 permet de situer l'édification de la chapelle au début du XVIe siècle.
1717
Construction du manoir
Construction du manoir 1717 (≈ 1717)
Construction du manoir de la famille de Leslay, seigneurs de Keranguével.
1719
Ajout de la tribune
Ajout de la tribune 1719 (≈ 1719)
Ajout d'une tribune dans la chapelle.
23 avril 1920
Protection au titre des monuments historiques
Protection au titre des monuments historiques 23 avril 1920 (≈ 1920)
La chapelle, la fontaine, le calvaire, ainsi que les ifs et la clôture du cimetière sont protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle de Lansalaün, fontaine, calvaire, ifs et clôture du cimetière (cad. A 676) : classement par arrêté du 23 avril 1920
Personnages clés
Salaün ar Foll
Personnage légendaire associé à la chapelle.
Famille de Leslay
Seigneurs de Keranguével, probablement à l'origine de la construction de la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Notre-Dame de Folgoat
La chapelle Notre‑Dame‑de‑Folgoat, située au lieu‑dit Lansalaün sur la commune de Paule dans les Côtes‑d'Armor, se trouve à une dizaine de kilomètres de Carhaix‑Plouguer, à proximité du canal de Nantes à Brest. Petit édifice à contreforts, elle se compose d'une nef à chevet carré, d'un bas‑côté couvert par une charpente apparente en berceau à plein cintre et d'un clocher en pierre à deux étages surmonté d'une flèche octogonale. À l'extérieur se signalent un calvaire et une petite fontaine protégée sous un abri à pignon pointu. Une verrière datée de 1528 permet de situer l'édification de la chapelle au début du XVIe siècle, chantier probablement lié à la famille de Leslay, seigneurs de Keranguével, dont le manoir de 1717 est encore visible. Le mobilier est notable : une tribune de 1719, un autel en bois polychrome et plusieurs statues en bois évidé et peint représentant saint Joseph, saint Nicodème et saint Roch. Une Vierge à l'Enfant polychrome, datée du XVIIe siècle, montre Marie portant l'Enfant et foulant aux pieds un démon mi‑femme mi‑serpent, qui semble tenir une pomme et évoque peut‑être Ève. Jadis appelée "Terre de Salomon", traduction du breton Salaün, la chapelle est associée à la légende de Salaün ar Foll du Folgoët. L'ensemble — la chapelle, la fontaine, le calvaire, ainsi que les ifs et la clôture du cimetière — bénéficie d'une protection au titre des monuments historiques, inscrite par arrêté du 23 avril 1920.